Afrique du Sud : l’ANC donne 48h à Jacob Zuma pour quitter le pouvoir

Le président sud-africain, Jacob Zuma à 48 heures pour démissionner de ses fonctions. C’est la décision issue d’une réunion du Comité exécutif national (NEC) de son parti, le Congrès national africain (ANC) le 12 février 2018 à Pretoria.

Pour le chef de l’Etat sud-africain, la décision de l’ANC n’a aucun poids légal. Mais le leader du parti, Cyril Ramaphosa, l’aurait prévenu qu’il ferait avancer une motion de censure au parlement s’il ne dépose pas sa démission dans les 48 heures. Les partis d’opposition avaient déjà prévu une motion de censure contre le président Zuma le 22 février, mais ils ont demandé que la date soit avancée à l’annonce de l’ultimatum de l’ANC.

Selon la presse locale sud-africaine, au cours de la réunion du Comité exécutif national de l’ANC, le président Zuma aurait plaidé pour un délai de grâce de trois (03) mois pour déposer sa démission. Un délai au bout duquel, il entend garder le contrôle du cabinet présidentiel et emmener son successeur probable, Cyril Ramaphosa, le nouveau président de l’ANC, en tournée mondiale pour le présenter à d’autres dirigeants et des organismes tels que l’Union africaine.

Des sources proches du Comité exécutif national du parti, 86 membres de l’ANC ont rejeté cette demande du président en raison des craintes de voir Cyril Ramaphosa tenter de couvrir les arrières du président Zuma qui a accéléré sa chute en popularité en supprimant deux ministres des finances, effaçant des milliards de rands de la valeur des pensions et de l’épargne détournés.

Au pouvoir depuis 2009, Jacob Zuma avait survécu à de nombreuses motions de non-confiance au parlement en raison de la grande majorité de l’ANC. Mais avec le parti au pouvoir maintenant largement opposé à son maintien en tant que président, il est susceptible d’être évincé.

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.