Afrique du sud : Jacob Zuma refuse de démissionner et confond l’ANC

Le président sud-africain, Jacob Zuma, a déclaré mercredi qu’il n’avait rien fait de mal et ne voyait aucune raison qui justifie son départ du pouvoir maintenant, a rapporté la BBC. Il s’est exprimé après que l’ANC, le parti au pouvoir, a annoncé qu’il va soutenir une motion de défiance contre son leadership, jeudi.

[su_heading size=”17″]A (re) lire aussi : Afrique du Sud : l’ANC donne 48h à Jacob Zuma pour quitter le pouvoir [/su_heading]

Après des semaines de tractations, la direction de l’ANC s’est enfin décidée mardi à exiger le départ de Jacob Zuma. « On procède avec la motion de défiance demain (jeudi) pour que le président Jacob Zuma soit démis de ses fonctions et que nous pussions élire » l’actuel patron de l’ANC, Cyril Ramaphosa, au poste de président de la République, a déclaré le trésorier général du parti, Paul Mashatile, lors d’une conférence de presse au Cap.

Le chef d’Etat de 75 ans sous pression

Les responsables de son parti le poussent à démissionner après plusieurs accusations de corruption. Selon Zuma, l’ANC a échoué à expliquer pourquoi il doit démissionner. “C’est très injuste de leur part. Ils ne m’ont donné aucune raisons valables pour justifier ma démission”, a-t-il dit dans un entretien à la SABC.

Selon la presse locale sud-africaine, au cours de la réunion du Comité exécutif national de l’ANC, le président Zuma aurait plaidé pour un délai de grâce de trois (03) mois pour déposer sa démission. Un délai au bout duquel, il entend garder le contrôle du cabinet présidentiel et emmener son successeur probable, Cyril Ramaphosa, le nouveau président de l’ANC, en tournée mondiale pour le présenter à d’autres dirigeants et des organismes tels que l’Union africaine.

[su_heading size=”17″]A (re) lire aussi : Afrique du Sud : motion de défiance contre Jacob Zuma s’il ne remet pas sa démission [/su_heading]

Des sources proches du Comité exécutif national du parti, 86 membres de l’ANC ont rejeté cette demande du président en raison des craintes de voir Cyril Ramaphosa tenter de couvrir les arrières du président Zuma qui a accéléré sa chute en popularité en supprimant deux ministres des finances, effaçant des milliards de rands de la valeur des pensions et de l’épargne détournés.

Au pouvoir depuis 2009, Jacob Zuma avait survécu à de nombreuses motions de non-confiance au parlement en raison de la grande majorité de l’ANC. Mais avec le parti au pouvoir maintenant largement opposé à son maintien en tant que président, il est susceptible d’être évincé.

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.