RDC : Washington interpelle Joseph Kabila sur la répression du 31 décembre

L’ambassadrice des États-Unis s’indigne de l’usage excessif de la force contre par les manifestants par les forces de sécurité lors des marches de catholiques réprimées le 31 décembre 2017 à travers la RDC a rapporté VOA Afrique.

“Le président Kabila doit rendre ses forces de sécurité responsables, respecter les droits de l’Homme de ses citoyens, et respecter son engagement à quitter le pouvoir, conformément à la constitution de la RDC, à la suite d’élections crédibles en décembre 2018”, souligne Mme Haley.

“Entendre des rapports de brutalité et de cruauté contre des civils innocents et des enfants dans les lieux les plus sacrés est vraiment horrifiant”, affirme-t-elle.

L’ambassadrice américaine rappelle que son pays comme la communauté internationale “continueront de suivre la situation et de lutter en faveur du peuple congolais et de sa démocratie”.

Mardi, le secrétaire général adjoint pour les opérations de paix des Nations unies Jean-Pierre Lacroix a réclamé à Kinshasa “des enquêtes” sur les auteurs des violences du 31 décembre commises par des forces de sécurité congolaises contre des civils.

“Il est essentiel que les autorités nationales compétentes diligentent les enquêtes nécessaires pour établir les responsabilités et traduire en justice les auteurs présumés de violations des droits de l’homme”, a indiqué M. Lacroix devant le Conseil de sécurité.

Le numéro 1 des opérations de paix des Nations unies a aussi déploré “les entraves” au travail des Casques bleus ce jour-là par les forces de sécurité de la République démocratique du Congo.

D’après l’ONU et la nonciature apostolique, au moins cinq personnes sont mortes dans la dispersion de marches organisées le 31 décembre à l’appel de laïcs proches de l’Eglise qui demandaient au président Joseph Kabila de déclarer publiquement qu’il quitterait le pouvoir et ne se représenterait pas.

Toujours mardi, une délégation de l’épiscopat du Congo-Kinshasa a été reçue par le président du Congo-Brazzaville Denis Sassou Nguesso par souci d’éviter “le pire” après des violences à Kinshasa qui ont tendu les relations entre les catholiques et le pouvoir.

Les évêques ont traversé les deux à trois kilomètres du fleuve Congo qui séparent Kinshasa et Brazzaville pour “rencontrer le président Denis Sassou Nguesso”, “chargé du suivi du mécanisme paix et sécurité en République démocratique du Congo et dans la région des Grands Lacs”, a déclaré à la presse leur porte-parole, l’abbé Donatien Nsholé.

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