Marché financier de l’UMOA: Patrice Talon moins ambitieux en 2018

Déjà avec un Budget général 2018 congru de 1.863 milliards de FCfa contre 2010 milliards de FCfa pour 2017, le gouvernement vient d’afficher ses intentions de réduction de sa présence sur le marché financier de Union monétaire ouest africaine (Umoa). En effet, selon le Calendrier provisoire des émissions de Titres Publics de 2018 de l’Agence Umoa-Titre (Aut), le Bénin ne recherchera que 360 milliards de FCfa en 2018 contre 517 milliards FCfa en 2017, soit un recul de 157 milliards FCfa.

Il faut préciser que cette intention qui reste encore provisoire peut connaitre une régression ou une progression, précise Dakar. Ceci au regard de l’évolution de la conjoncture interne ou externe aux différents pays de l’Uemoa. Avec ce recul, le Trésor public béninois affiche « des ambitions moins optimiste » en 2018 soit une baisse 30,37%.

En comparaison au pays le plus demandeur sur le marché financier, la Côte d’Ivoire, le Bénin s’éloigne progressivement de ce marché. La Côte d’Ivoire, il faut le préciser a sollicité 861 milliards de FCfa sur le marché financier sous régional pour le compte de son budget 2018 qui s’équilibre en ressources et en charges à 6.723,5 milliards de F CFA.

Comparé au moins disant du marché, la Guinée Bissau pour le compte de la même année, 25 milliards de FCfa, le Bénin est à plus de 132 milliards de FCfa plus intéressant. Ainsi dit, le Trésor public béninois est à 2,34 point de pourcentage loin de son homologue ivoirien et laisse le Trésor public bissau-guinéen à plus de 628 point de pourcentage. Il faut préciser ici que le point de repère est 100.

Outre la Côte d’Ivoire et la Guinée-Bissau, le Bénin reste un peu éloigné du Niger, du Burkina-Faso et du Mali qui sollicitent tous, les services de l’Aut pour venir à bout de leur déficit budgétaire. 580 milliards pour le Burkina-Faso, un peu moins soit 547 milliards pour le Mali et 365 milliards FCfa pour le Niger. Seul le Togo (280 milliards) et la Guinée-Bissau

Notons par ailleurs que des quelques situations qui pourraient justifier le recul de l’Etat du Bénin en 2018 sur le marché financier de l’Umoa ou l’obstination d’un demandeur à aller vers ses fournisseurs, on peut citer des conditions trop rigides, un cahier de charge peu flexible, des clients trop exigeants ou des partenaires très tatillons sur les bords.

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