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Bénin : Philibert Cossi Dossou Yovo, le guérisseur du Vih/sida a tiré sa révérence

« Avec votre permission je passe par la présente pour informer tous les journalistes amis de papa Philibert Cossi Dossou yovo qu’il n’est plus. Il a rejoint ses ancêtres dans la nuit du 10 au 11janvier dernier. » peut-on lire sur la page facebook de Joceline Dossou-Yovo, la fille de l’illustre disparu.

Tradithérapeute, poète, écrivain, chercheur en médecine traditionnelle, Philibert Cossi Dossou-Yovo Antonio est né le 14 juillet 1944 à Ouidah au Bénin. De l’école primaire catholique de Ouidah en 1953,  Philibert Cossi Dossou-Yovo est passé par le Collège Alphonse Daudet de Cotonou en 1964 puis par l’école française de rédaction de Paris-France en 1972, avant d’obtenir, en 1979, le diplôme de Capacité en droit de l’université nationale du Bénin, actuelle université d’Abomey-Calavi.

Ancien enseignant et ancien secrétaire au Ministère de l’enseignement maternel et de base à Porto-Novo, l’illustre disparu est devenu tradipraticien professionnel en 1975 à la faveur de la découverte  d’un remède traditionnel contre la drépanocytose.

Directeur-Fondateur du Centre International de Recherches, d’Apprentissage et de Perfectionnement de la Médecine Traditionnelle Démythifiée (CIRAPEMETRAD), il est l’auteur du célèbre livre « La feuille et non le fétiche ». Philibert Cossi Dossou-Yovo a aussi à son actif plusieurs ouvrages à savoir, « la Médecine de nos ancêtres », « la médecine sur la palissade », « Azongblégblé », « le VIH/SIDA et la haute sorcellerie béninoise », « l’échec de l’intelligentsia synonyme des enfers » (lauréat du « Prix du Président de la République en 2011»), « la médecine scientifique traditionnelle et la haute sorcellerie », « le Béninois », « Revue des fantômes », « Mœurs tropicales »… la liste n’est pas exhaustive.

Réputé comme un ennemi farouche des maladies comme, le Vih/ Sida,  l’hépatite B, la drépanocytose, le paludisme, les cancers (Cancer des seins, de gorge, de l’œsophage) …, Philibert Cossi Dossou-Yovo a été distingué en 1998 « Diplôme d’honneur de l’Ordre du Mérite Poétique du Bénin », en 2008 « Grand oscar pour la santé », en 2011 « Grand Oscar pour le Développement. »

«Doyen» de la médecine traditionnelle béninoise et africaine, Philibert Cossi Dossou-Yovo a aussi été victime de critiques et de campagnes de diffamation, et même parfois de menaces de mort, de la part de certaines élites ( nationales et internationales) de la médecine moderne qui ne voyaient pas d’un bon œil les résultats de ses travaux qui étaient d’une originalité exceptionnelle avec des preuves évidentes qui attestent de l’endurance et de la crédibilité du chercheur.

Mais malgré ces critiques et attaques de toutes sortes qui tendent à faire taire la réalité et décourager les efforts du tradithérapeute , Philibert Cossi Dossou-Yovo dans sa lutte farouche contre le Vih/sida n’a pas baissé les bras avant de passer de vie à trépas ce 10 janvier 2018.

3 commentaires
  1. Ken L'utilisateur dit

    Paix à son âme.

  2. Cocorico L'utilisateur dit

    Toutes nos condoléances à la famille éplorée, très grande perte pour la nation toute entière, cette grande bibliothèque à consumé, quelle perte! Plaise à. L’ETERNEL de l’accepter dans sa demeure

  3. Pancrace. L'utilisateur dit

    Paix à son âme.

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