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Bénin: l’investissement toujours hypothétique malgré la création d’un comité de promotion

Le gouvernement Talon, dans le souci de faire décoller économiquement le pays le Bénin, a, en septembre 2017, mis en place un comité interministériel chargé de proposer des réponses du Gouvernement aux principales attentes et demandes des investisseurs et faciliter les partenariats avec le secteur privé. Mais depuis lors, tout semble être stagnant avec une politique d’éviction des investisseurs locaux.

Par décret N »2017- 478 du 18 septembre 2017 portant création, organisation et attributions du Comité interministériel de Promotion des investissements au Bénin, le gouvernement du Président Patrice Talon entend faciliter l’investisseur et surtout la création d’un climat favorable à tout investisseur dans des secteurs d’activités pour le développement économique du Bénin. Composé de cinq (5) membres et présider par le ministre d’Etat chargé du plan et du développement, le comité a pour mission de valider les plans de réformes administratives, institutionnelles, législatives et réglementaires visant la promotion du secteur privé au Bénin.

 Le comité doit également superviser et faciliter la mise en œuvre des réformes planifiées avec une évaluation des conditions de financement des projets d’investissement et l’analyse des projets de requête.

L’idée de la mise en place d’un tel comité est sans nul doute la meilleure étant donné que cela permettra un investissement en masse dans les secteurs avec après bien sûr le lobbying des membres dudit comité. Mais au lieu que cela profite aux investisseurs et opérateurs nationaux, ces derniers sont pratiquement écartés du « circuit » avec une politique de déstabilisation de leurs pouvoirs d’achat et surtout leur anéantissement financier. Dans le même décret sus cité, il a été créé une cellule d’Appui (CA) pour la mise en place de la cellule d’Appui au Partenariat Public Privé.

[bs-quote quote= »« A quoi aurait donc servi cette cellule alors même que la loi N°2016-24 du 24 octobre 2016 portant cadre juridique du partenariat public-privé en République du Bénin n’a pas encore l’avis de conformité de la Cour constitutionnelle ? » » style= »style-7″ align= »center » author_name= »Samuel Ahouangbo » author_job= »Doctorant en politique d\’investissement privé »][/bs-quote]

Des nationaux pressurés

De l’avis de certains, les opérateurs économiques nationaux sont presque systématiquement écartés du système et les marchés ne sont attribués qu’à des sociétés nouvellement créées soit par des étrangers ou par des proches du pouvoir en place. Du témoignage de certains investisseurs nationaux, non seulement le gouvernement Talon leur crée des misères, mais également le comité n’existe que pour les enfoncer dans l’abîme.

[su_heading size= »17″]Lire aussi : Marché financier de l’UMOA: Patrice Talon moins ambitieux en 2018 [/su_heading]

Redressements fiscaux à la tête de l’opérateur économique et selon sa position politique face au régime en place, mesures fiscales corsées pour les évincer, des appels d’offres ouverts aux internationaux et bien d’autres politiques ne favorisant aucunement la bonne marche de leurs affaires. Une chose qui a pour corollaire, l’accentuation du taux de chômage et la précarité des emplois.

La casquette d’opérateur économique que portait l’ex magnat du coton avant d’accéder au pouvoir d’Etat semble ne pas jouer en faveur de ces pairs du domaine qui peinent toujours à cerner sa politique de développement à la tête de l’Etat béninois.

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