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Zimbabwe : des chars de l’armée postés à des endroits stratégiques de la capitale

Quatre chars ont été vus mardi vers Harare, la capitale du Zimbabwe, ont indiqué des témoins, un jour après que le chef des forces armées se soit déclaré prêt à “intervenir” pour mettre fin à la purge des partisans du vice-président Emmerson Mnangagwa.

Un témoin cité par le site d’information Reuters aurait vu deux autres chars stationnés près de la route principale reliant Harare à Chinhoyi, à environ 20 km de la ville. L’un, pointé du côté de la capitale, était sorti de ses rails. Les soldats sur les lieux ont refusé de parler.

Plus tôt mardi, l’aile jeunesse du parti au pouvoir au Zimbabwe a accusé le chef militaire de violer la constitution pour avoir menacé d’intervenir après que le président Robert Mugabe a plongé le pays dans la crise en limogeant Mnangagwa, le vice-président, la semaine dernière.

Mnangagwa, 75 ans, un ancien combattant de la guerre de libération du Zimbabwe des années 1970, avait été considéré comme un successeur probable de Mugabe avant que le président ne le congédie le 6 novembre.

Le champ libre à la première dame

Sa chute semble ouvrir la voie à Grace, l’épouse de Mugabe, pour succéder au président de 93 ans, le seul dirigeant que le Zimbabwe ait connu en 37 ans d’indépendance. Dans une mesure sans précédent, le chef des forces armées, Constantino Chiwenga, a ouvertement menacé d’intervenir en politique lundi si la purge des vétérans de la guerre ne s’arrêtait pas.

“Nous devons rappeler à ceux qui se cachent derrière les manigances perfides actuelles que, lorsqu’il s’agit de protéger notre révolution, les militaires n’hésiteront pas à intervenir”, avait déclaré Chiwenga lors d’une conférence de presse lundi.

Grace Mugabe, 52 ans, a développé une forte audience dans la puissante aile jeunesse du parti au pouvoir, le ZANU-PF. Son ascension l’a amenée à entrer en conflit avec les anciens combattants de l’ère de l’indépendance, qui jouaient autrefois un rôle privilégié dans le parti au pouvoir sous Mugabe, mais qui ont été de plus en plus bannis des hautes fonctions du gouvernement et du parti ces dernières années.

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