Changer le «nom» du franc CFA, mais pour qui se prend ce Macron ?

En tourné dans plusieurs pays africains, le président français, Emmanuel Macron a tenu son grand discours sur l’Afrique devant les étudiants de l’université de Ouagadougou au Burkina Faso. Dans son intervention il s’est dit favorable à un changement de nom pour le franc CFA si les Etats africains le souhaitent.

Apparemment Macron se prend vraiment pour l’érudit de service et les africains pour des ignorants et qu’il peut se permettre de les manipuler avec de simples jeux de mots. Un changement de nom au franc CFA changera quoi quand c’est toujours la même monnaie dans le fond et la même main mise de la France ?

C’est une insulte à l’intelligence des africains que de faire ce genre de proposition. C’est comme si on apprenait un jour que l’euro devient « le macron », cela ne change rien à la valeur de la monnaie car au fond elle reste la même monnaie sans son nom initiale.

Pour Yves Ekue Amaizo, économiste et spécialiste du Franc CFA, directeur du groupe de réflexion et d’influence Afrocentricity, interrogé par la bbc, cette «proposition du président Macron est cosmétique». Pour lui, il ne s’agit pas que d’une question de nom ; le franc CFA « est une monnaie qui a des conséquences économiques, commerciales, stratégiques, culturelles et surtout militaires».

Un «changement de nom ne changera rien à la situation, ni aux critiques de fond faites contre cette monnaie», précise l’expert.

3 commentaires
  1. Rodrigue dit

    Ce MACRON nous prend comme des imbéciles c’est la faute à ceux qui nous dirige en réalité ils ont peur de quoi pour lui dire la vérité l’Afrique aura sa propre monnaie et chaque pays Africains auront sa monnaie et lui donnera sa valeur à lui et le problème est réglé en réalité la France s’adosse sur l’Afrique pour devenir une puissance sans l’Afrique la France n’existera pas

  2. Le natif de dakar dit

    Vous êtes trop sélectifs dans le titre. Macron a bien dit que celui qui veut en sortir peut le faire. Alors, où est le problème. Si vous estimez que votre vision vaille plus que celle d’au moins 150 millions d’individus concernés par le CFA (Afrique de l’Ouest, Afrique Centrale et Comores), alors descendez dans la rue et faites rendre gorge à vos autorités le droit de quitter la zone CFA.
    Les vrais enjeux sont ailleurs. Ils sont dans la lutte contre la corruption. Ils sont dans la formation (quelle honte de voir des étudiants burkinabés au niveau intellectuel digne d’un élève cm2 des années 70). Ils sont dans la lutte contre les tensions entre différents groupes sociolinguistiques (pour ne pas dire ethnie (trop péjoratif)). Ils sont dans la lutte pour une bonne assise de l’honnêteté des intellectuels. Ils sont dans la liberté d’expression; dans le respect. Ils sont surtout dans le dépassement de ce complexe d’infériorité qui pousse souvent à voir chez les occidentaux les sources de notre retard. Ils sont surtout dans le changement de nos mentalités. Des pays colonisés que les pays africains aidaient dans les années 60 ont pris leur envol (Corée, Vietnam et j’en passe). Et nous, nous en sommes où? A voir des sud africains massacraient des mozambicains et des angolais, à voir des balakas et des anyi-balakas se faire la peau, à voir des talibés menaçaient de mort ceux qui sont contre leurs marabouts, à voir des présidents assassinés leur proche collaborateur (des amis en plus (même inacceptables pour des ennemis), à voir des présidents se battre pour imposer le fils ou le frère, à accuser tel de mangeurs d’hommes, de voleurs de sexe. Bref, toujours à vociférer contre l’Occident alors que nous sommes incapables d’éteindre une case qui brûle (faute d’eau). N’en sommes-nous pas à vendre nos frères et sœurs (dans nos propres pays)? Trop facile d’accuser les autres. Moquons nous d’abord de la poutre qui est dans nos yeux avant se fendre la gueule avec la paille qui est dans l’œil de l’autre. Revoyez votre façon de penser.

  3. Gbaguidi F dit

    Arrêtons les fausses polémiques. Il a dit entre autres qu’il était ouvert à toutes les options concernant le Franc CFA et qu’il n’y avait pas de sujet tabou. Mais je vous rappelle bien gentiment, que la décision ne doit pas venir de lui or il semblerait que c’est son “accord” qu’on attend. c’est à nous qui remettons en cause le franc CFA de prendre les décisions qu’il faut pour le changer que ce soit de nom ou avec une autre monnaie. Prenons nous en main et plutôt que de faire des interprétations erronées de ce que disent les autres, agissons et arrêtons les polémiques inutiles.

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