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Kenya : le gouvernement interdit les manifestations dans les centres-villes

Les manifestations dans les quartiers d’affaires des principales villes, notamment à Nairobi, sont désormais interdites au Kenya à annoncé le gouvernement jeudi en raison de l’élection. Une annonce faite alors que les affrontements entre le parti au pouvoir et l’opposition au sujet d’une nouvelle élection présidentielle sont de plus en plus croissants.

Le ministre de la Sécurité intérieure, Fred Matiang’i, a déclaré que les manifestants qui violeraient l’interdiction de Nairobi, la ville occidentale de Kisumu et la ville côtière de Mombasa seraient tenus personnellement responsables de tout dommage. Les trois villes sont des bastions de l’opposition et ont connu des affrontements répétés entre la police anti-émeute et les partisans de l’opposition ces dernières semaines.

Le président Uhuru Kenyatta et le leader de l’opposition Raila Odinga devaient se rendre aux urnes lors d’une élection présidentielle répétée le 26 octobre, après que la Cour suprême eut annulé la victoire de Kenyatta proclamée par la commission électorale le 8 août dernier, se basant sur des irrégularités procédurales.

Plusieurs manifestions en vue

Mais cette semaine Odinga a annoncé qu’il se retirait de la course, jetant cette nation d’Afrique de l’Est dans la tourmente politique. Le Kenya est une porte d’entrée régionale et commerciale et un allié occidental clé dans une région tourmentée par des conflits. Mercredi, la commission électoral a déclaré que les consultations auraient lieu de toute façon et que les huit candidats à l’élection présidentielle d’août seraient tous inscrits au bulletin de vote. En août, à eux seuls Odinga et Kenyatta ont raflés près de la totalité des voix.

L’alliance d’opposition d’Odinga a appelé à des manifestations demandant des réformes électorales et de nouvelles élections, faisant craindre de nouveaux affrontements entre ses partisans et la police. Un groupe de défense des droits du Kenya a déclaré cette semaine qu’au moins 37 personnes avaient été tuées dans des manifestations immédiatement après le scrutin du 8 août. La plupart a été tué par la police.

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