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Togo : ce mardi 12 septembre s’annonce très tendu, la presse internationale menacée

Une coalition de quatorze partis de l’opposition appelle à une nouvelle mobilisation, ce mardi 12 septembre, devant l’Assemblée nationale, où les députés doivent se retrouver pour l’ouverture d’une session extraordinaire du Parlement. Les opposants sont fâchés parce que l’examen du projet de réformes constitutionnelles proposé la semaine dernière par le gouvernement ne figure pas à l’ordre du jour de cette session.

Cette session extraordinaire avait été convoquée au soir du mercredi 6 septembre, entre deux manifestations de grande ampleur et au lendemain de l’adoption en Conseil des ministres d’un avant-projet de loi sur des réformes constitutionnelles. L’opposition appelle donc à maintenir la pression sur les autorités dans la rue mais, la police de son côté parle d’une manifestation non autorisée. Ce qui annonce une journée mouvementée.

Le calme retrouvé par la population togolaise depuis le vendredi risque d’être précaire. Au quartier de Bè, fief traditionnel de l’opposition, la vie était toujours au ralenti voire stationnaire. Les manifestants avaient barré les routes en brûlant des pneus. A chaque fois, les forces de l’ordre les dispersaient avec des grenades lacrymogènes.  Toutes les voies qui conduisent vers ce quartier ont été barricadées à l’aide de troncs d’arbre, des blocs de pierre, des étalages des vendeurs, a expliqué la presse togolaise. Depuis vendredi, le calme semblait revenir dans certains endroits de la capitale.

Au même moment, les populations ne pouvaient pas se connecter. La connexion Internet mobile au Togo est fortement perturbée depuis le 5 septembre 2017. Selon de nombreux rapports reçus par Internet Sans Frontières Togo, les réseaux des deux seuls opérateurs et fournisseurs d’accès Internet (FAI) Togocell et Moov sont inaccessibles. Ce n’est pas la première fois qu’un gouvernement africain limite l’accès aux réseaux sociaux lors d’une séquence politique tendue.

Le correspondant au Togo de TV5 monde, Emmanuel SODJI, qui a couvert les grandes manifestations en début de semaine s’est également vu son accréditation de journaliste retiré après avoir couvert les manifestations de l’opposition. Ce retrait d’accréditation lui interdit d’emblée la couverture des manifestations de l’opposition. Les autorités togolaises ne se sont d’ailleurs pas prononcées sur ce retrait. Après les manifestations du 19 août dernier, Yark Damahame, le ministre de la Sécurité accusait déjà les chaînes internationales de partialité dans le traitement de l’information

3 commentaires
  1. ALEX FREE-MAN dit

    DIRIGE UN PAYS N’EST PAS UN NOM MAIS UN COMPORTEMENT.Que DIEU protege le TOGO

  2. Pierre Claver Ouédraogo dit

    AFRIQUE TRIBUNES

    TOGO : LAISSEZ LA PRESSE TRANQUILLE CAR LA SOLUTION TOGOLAISE EST AILLEURS !

    Lomé : lorsqu’à l’appel d’une coalition de quatorze partis de l’opposition à se mobiliser en vue d’obtenir le retour à la constitution de 1994, toute la population se tient debout, comme un seul homme, il est du pressant devoir du pouvoir central de commettre toute indélicatesse, sauf un bras de fer.

    Ce jour, mardi 12 septembre 2017, les députés qui se sont retrouvés devant l’hémicycle dans le cadre de l’ouverture d’une session extraordinaire du Parlement ne comprennent pas pourquoi le pouvoir n’a pas retenu à l’ordre du jour le simple examen du projet de réformes constitutionnelles proposé la semaine dernière par le gouvernement.

    A Lomé comme dans les autres villes de l’intérieur du pays, il faut pourtant œuvrer à ce que le calme revinne définitivement. Faute de quoi le Togo risque de basculer, chaque jour davantage, dans la violence. Inutilement.

    Pour que les jeunes arrêtent de manifester a hu et a dia, barrent les routes et brûlent des pneux, Faure Gnassingbé et ses hommes n’ont même pas besoin de consentir de gros efforts. Non. Il leur suffit tout simplement d’accéder à la petite requête de l’opposition démocratique et d’ordonner à la soldatesque de replier stratégiquement.

    Si le chef de l’Etat persiste et signe, alors que, contrairement à feu son père, le général-président Etienne Gnanssingbé Eyadéma qui était militaire (38 ans de règne sanguinaire et autoritaire sans partage), son règne risque de connaître un épilogue peu reluisant. D’ailleurs, pourquoi ne pas le dire, malgré des résultats économiques satisfaisants, il pourrait quitter la scène politique par la petite porte.

    Si, par orgueil, il lui arrivait de croire que ça n’arrive qu’aux autres, ce serait alors du pain béni pour l’opposition amenée par le bouillant Jean-Pierre Fabre. Pourquoi ? Parce, que de toute évidence, cette opposition-là ne démord pas, ne se lasse pas, alors que le pouvoir gnanssigbéiste veut l’avoir à l’usure.

    L’opposition démocratique togolaise, faut-il insister, est très expérimentée. Elle compte en son sein d’éminentes personnalités très ténébreuses comme l’économiste Agbéyomé Kodjo, les avocats Agboyibor et Koffigoh. Tous trois ont par exemple été premiers ministres dans des gouvernements antérieurs.

    Dieu sauve le Togo afin que la paix et la sécurité règnent en Afrique de l’ouest !

  3. Pierre Claver Ouédraogo dit

    AFRIQUE TRIBUNES

    TOGO : LAISSEZ LA PRESSE TRANQUILLE CAR LA SOLUTION TOGOLAISE EST AILLEURS !

    Lomé : lorsqu’à l’appel d’une coalition de quatorze partis de l’opposition à se mobiliser en vue d’obtenir le retour à la constitution de 1994, toute la population se tient debout, comme un seul homme, il est du pressant devoir du pouvoir central de commettre toute indélicatesse, sauf engager un bras de fer.

    Ce jour, mardi 12 septembre 2017, les députés qui se sont retrouvés devant l’hémicycle dans le cadre de l’ouverture d’une session extraordinaire du Parlement ne comprennent pas pourquoi le pouvoir n’a pas retenu à l’ordre du jour portant examen du projet de réformes constitutionnelles proposé la semaine dernière par le gouvernement.

    A Lomé comme dans les autres villes de l’intérieur du pays, il faut pourtant œuvrer à ce que le calme revienne le plus rapidement possible et définitivement. Faute de quoi le Togo risque de basculer, chaque jour davantage, dans la violence. Inutilement.

    Pour que les jeunes arrêtent de manifester a hu et a dia, barrent les routes et brûlent des pneux, Faure Gnassingbé et ses hommes n’ont même pas besoin de consentir de gros efforts. Non. Il leur suffit tout simplement d’accéder à la petite requête de l’opposition démocratique et d’ordonner à la soldatesque de replier stratégiquement dans les casernes.

    Si le chef de l’Etat persiste et signe, alors que, contrairement à feu son père, le général-président Etienne Gnanssingbé Eyadéma qui était militaire (38 ans de règne sanguinaire et autoritaire sans partage), son règne risque de connaître un épilogue peu reluisant. D’ailleurs, pourquoi ne pas le dire, malgré des résultats économiques satisfaisants, il pourrait quitter la scène politique par la petite porte.

    Si, par orgueil, il lui arrivait de croire que ça n’arrive qu’aux autres, ce serait alors du pain béni pour l’opposition amenée par le bouillant Jean-Pierre Fabre. Pourquoi ? Parce, que de toute évidence, cette opposition-là ne démordra pas facilement, ne se lassera pas, alors que le pouvoir gnanssigbéiste veut l’avoir à l’usure.

    D’ailleurs, cette opposition démocratique togolaise, faut-il insister, est très expérimentée. Elle compte en son sein d’éminentes personnalités très ténébreuses comme l’économiste Agbéyomé Kodjo, les avocats Agboyibor et Koffigoh. Tous trois ont par exemple été premiers ministres dans des gouvernements antérieurs.

    Dieu sauve le Togo afin que la paix et la sécurité règnent en Afrique de l’ouest !

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