La première télé béninoise 100% Web

Plume Libre : Oumar Tchomogo et s’il avait raison ?

“Donnez nous du temps” et on mettra sur pied une bonne équipe, c’est ce qu’a toujours dit Oumar Tchomogo l’ancien attaquant des Ecureuils jusqu’en 2009, actuel sélectionneur national (entre juin 2013, mars 2014 et au poste depuis mai 2015). Et si le sélectionneur Oumar avait raison ? C’est la question, je me pose ? L’homme qui essuie après chaque match des critiques acerbes de ses compatriotes est souvent seul lors des échecs des Ecureuils. Mais chacun retrouve une certaine joie quand l’équipe gagne à moins qu’on soit apatride. Après les matchs, les commentaires vont bon train, on rejoue le match à la bouche, mais on est fier d’être béninois si la “Team nationale” gagne.


J’en fais aussi partie, mais ce soir malgré la peur connaissant le temps de préparation trop court de l’équipe avant l’Ufoa et l’ossature dont il est finalement le seul à en être sure, Oumar Tchomogo a gagné pour une première dans l’histoire des désormais confrontations entre le Bénin et le Cap-Vert, le pays des Requins Bleus. Oooh grosse bourde, le Bénin a gagné le Cap-Vert sous le règne Tchomogo rire…. Selon votre compréhension.


Tout n’a pas été mauvais sous les ordres de Tchomogo, en 2015, on a rajeuni presque l’équipe nationale du Bénin et dans son histoire le pays n’a jamais obtenu un groupe avec autant de qualité technique. On reprochait au Coach Oumar ses remplacements, ses choix de sélection ou carrément son schéma tactique. Malgré tout il va donner du plaisir aux béninois étant invaincu jusqu’au déluge de Bamako. À un pas de la Qualif à la Can 2017 personne n’a compris ce feuilleton cauchemardesque de Bamako. Est ce que Oumar va laisser passer la qualification du Bénin pour une Can, dont il est le chef d’orchestre ? Une grosse interrogation que je laisse courir. Alors ce fut le début des problèmes. Même pour moi, il fallait qu’il démission et comme beaucoup le voulait, ce fut l’acte 1. Dans le cas d’espèce, personne ne pensait au temps.

L’acte 2 aura été de donner du plaisir au béninois après la victoire 2-1 à l’aller contre le Burkina Faso pour le tour préliminaire des Eliminatoires de la Coupe du Monde 2018. À Ouagadougou l‘attaque béninoise a été stérile. La suite, on la connaît. Le béninois hostile aux défaites que je suis il fallait aussi qu’il parte. L’acte 3 a été la récente défaite contre le Nigéria. Alors qu’il a passé avec la chance et l’engagement de ses poulains et la volonté d’un ministre des Sports Homéky devenu livide l’étape du Togo, il va concéder la Qualif’ au Nigeria lors de la manche retour.


Une fois encore comme moi sans championnat, sans organisation les férus du cuir rond ont vu descendre à Kano l’avion du Kenya. L’arbre à abattre, c’était encore Oumar Tchomogo. Mais honnêtement même si on reconnaît que nos joueurs avaient une certaine limite, tête baissée, on n’y a toujours cru, oubliant que le Foot ne rime pas avec la magie. Seul le travail paie. Et ce travail a besoin de temps. Surtout, quand on n’a pas un championnat stable. Et là, pour ceux qui voulaient un fond de jeu, Oumar demandait encore du temps. Trop demandé ?


A cette tribune je l’avoue même si on a encore beaucoup de trucs à lui reprocher, Tchomogo vient par la Qualif face au Cap-Vert que beaucoup voyaient un adversaire difficile, surtout peu connu de donner du plaisir aux peuples béninois. J’en ai entendu aujourd’hui dire que le Bénin va rentrer ce soir et on va passer à autre chose. Erreur Tchomogo et sa bande vont prendre du plaisir à finir, on l’espère la compétition. Cette Qualif n’a peut-être pas le goût de la Qualif au Chan, mais elle restera dans l’histoire de cette compétition combien importante pour l’Afrique de l’Ouest. Le plus important reste à venir lors des rencontres de groupe contre la Côte d’Ivoire, le Sénégal et le Niger. On peut l’adouber pour cette victoire. Merci surtout aux joueurs qui ont fait le Job dans le temps. Désormais, on dira une Qualif sur quatre peut être que le temps est en train de trouver son trou.

Et si Tchomogo allait à l’école de Soumaïla Tiemogo, il aura peut-être raison sur le temps ?
Ancien défenseur et capitaine de l’équipe nationale du Niger les Ménas, l’Empereur de son surnom a qualifié le Niger pour la Coupe du monde des U-17 une première dans l’histoire de cette Nation. Ancien professeur d’Éducation physique et sportive, ancien Directeur technique et sélectionneur national, l’homme a pris part à plusieurs séminaires de formation de la Caf et de la Fifa, directeur d’un centre de football au Niger, l’Atcha Academy.
Il lui a fallu du temps et de la formation pour y arriver. Oumar Tchomogo en a aussi besoin. Alors comme le gouvernement est dans une politique de formation et donc de relève pourquoi ne pas financer encore ces formations et lui donner carte blanche au niveau d’une catégorie des équipes de jeune. C’est bien possible, car Oumar Tchomogo a demandé du temps, mais on ne va pas faire une évaluation sur des compétitions. A moins que ceux qui vous y engagent sont des magiciens. Dire donc que le Bénin est à sa place n’a rien de mauvais ou sévère. Alors les critiques, ont peut-être leur raison d’être.
Soumaïla Tiemogo d’abord est plus âgé que Tchomogo, il a été aussi ancien capitaine des Menas avant d’accepter conduire les U-17 des Menas à une qualification historique. Cependant, mettons les choses à leur place, reconnaissant que vous avez du talent cher sélectionneur Tchomogo; pour une équipe nationale A, je pense qu’il vous reste à apprendre. Ce temps moi, je vous le donne avec les jeunes et c’est vous qui avez raison.

1 commentaire
  1. […] Visitez le site de Beninwebtv Author: {Beninwebtv} […]

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.