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Crise au Togo: l’ancien Premier Ministre Joseph Kokou Koffigoh sort de son mutisme

L’ancien premier ministre togolais Joseph Kokou Koffigoh s’est prononcé sur la crise sociopolitique qui secoue la république du Togo. C’est à travers un appel en poésie que l’ancien Premier Ministre Joseph Kokou Koffigoh,a donné sa position sur actualité socio politique au Togo le 10 septembre 2017.

En effet, c’est Joseph Kokou Koffigoh qui avait assuré la transition après la conférence nationale de 1992. Après plusieurs jours de silence, il est sorti de son mutisme pour se prononcer sur cette crise qui n’a fait que trop durée.

« Au temps où ils marchaient il n’y avait pas le Net,

Ni les réseaux sociaux pour orienter la marche;

Mais de bouche-à-oreille indiquait les démarches

Qu’il leur fallait suivre pour forcer le respect »

A travers sa déclaration, le réputé proche du pouvoir et qui a retourné sa veste après être tombé en disgrâce demande tout simplement au pouvoir de revenir à la constitution de 1992. Intitulé le passé antérieur, selon  Joseph Kokou Koffigoh « la vie surtout sous les tropiques; elle oscille souvent par l’effet des courants, qui peuvent se muer en violents ouragans; la paix revient toujours car Dieu aime l’Afrique ».

Pour rappel, la journée du samedi 19 Août 2017 a été très tendue au Togo. Pour cause, des manifestants de l’opposition  étaient dans les rues du Togo pour exiger des réformes concernant certaines dispositions constitutionnelles.  A cet effet, des manifestations ont été organisées dans plusieurs villes du pays et ont été fortement réprimées par les forces de l’ordre.

 

Voici l’intégralité de son appel en poésie:

Le passé antérieur 

Au temps où ils marchaient pour que le jour se lève
Il y avait des canons, des fusils et des chars
Qui faisaient barrage sur les grands boulevards,
Et retournaient au camp quand venait la relève.

Au temps où ils marchaient il n’y avait pas le Net,
Ni les réseaux sociaux pour orienter la marche;
Mais de bouche-à-oreille indiquait les démarches
Qu’il leur fallait suivre pour forcer le respect.

Quand ils avaient marché du Palais au Palais,
Aucun d’eux n’avait peur des treillis, ni des casques,
Ni des baïonnettes étincelant, fantasques,
Au bout des bérets verts sur les portails épais.

Ils devaient avancer pour conquérir leurs droits;
Ils devaient avancer pour aller jusqu’au terme,
Pour aller jusqu’au bout de leurs convictions fermes
Tous avaient fait le choix de ce chemin de croix.

Ô, quel chemin de croix, avant la délivrance!
Quand la mort est vaincue; quand la résurrection 
Prépare les esprits pour cette rédemption
Que tout un peuple attend après sa longue errance.

Quand ils avaient marché, on vit le Timonier
Étonné, accueillir pourtant leurs exigences;
Moins d’une année plus tard advint la Conférence
Qui devait faire office de sapeur-pompier.

Après la Conférence il y a eu tant de coups
Depuis les bords de mer jusqu’aux terres lointaines;
Tout le monde a souffert pour les mêmes rengaines;
Après la bourrasque les gens restaient debout.

La suite de l’histoire interroge l’Histoire;
Les historiens diront ce qu’il en est vraiment;
Les chercheurs trouveront les secrets de ce temps
Où ils avaient marché pour décrocher l’espoir.

Quelques-uns trouveront que rien n’a marché;
D’autres découvriront des avancées notables:
Une constitution qu’on remet sur la table
Afin d’en recoller les feuilles arrachées.

Nous voici à nouveau au tournant de l’Histoire;
Les gens marchent toujours sur les grands boulevards
Bien plus larges qu’avant, mais il n’y a plus les chars,
Mais seulement des gaz quand arrive le soir.

Bientôt sera tournée la page des réformes
Les gens pourront vaquer à leurs occupations
Avec un regard neuf sur leur constitution
Revenue du passé pour se remettre aux normes.

Et ainsi va la vie surtout sous les tropiques;
Elle oscille souvent par l’effet des courants
Qui peuvent se muer en violents ouragans;
La paix revient toujours car Dieu aime l’Afrique.

Joseph Kokou Koffigoh
Poème inédit
Lomé le 10 septembre 2017

2 commentaires
  1. Meyer dit

    Ci dieu aime temps l Afrique vous devriez pas êtres dans cette état arrêter avec vos histoire dieu soyez realiste

  2. Magbe Ferdinand dit

    Nelson Madela Rolhlahla,le celebre prix nobel de la paix 1993,est un homme politique au monde a avoir libere son pays sans effusion de sans. AFRIQUE DU SUD en paix depuis les temps de mandela.

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