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Bénin : l’artiste Honoré Avolonto de l’Orchestre Poly Rythmo s’est éteint

Après la mort de la comédienne Marcelline Aboh, le monde culturel béninois est encore en deuil.  Il s’agit cette fois-ci de l’artiste musicien chanteur Honoré Avolonto de l’Orchestre Poly Rythmo. Il a rendu l’âme ce mercredi 06 septembre 2017 des suites d’une longue maladie.

Le chanteur de «  na mi do gbé hué nu » ou « donnez en moi de mon vivant » était souffrant depuis plus de 8 mois et  hospitalisé au Centre National Hospitalier Universitaire Hubert Koutougou MAGA de Cotonou (CNHU-HKM). Selon une source proche de l’artiste,  Honoré Avolonto n’a reçu aucun soutien.

L’éternel  « médecin après la mort »!

Au Bénin,  les artistes ne sont souvent pas soutenus à leur juste valeur. En effet, la comédienne Marcelline Aboh était souffrante depuis 2015 sans aucun soutien de l’Etat. On se rappelle que c’est après sa mort qu’une délégation du ministère de la culture et du tourisme avec à sa tête le ministre de la culture Ange N’Koué était le 25 août 2017 au domicile de la regrettée Marcelline Aboh pour présenter les vives condoléances du gouvernement à la famille de la défunte.

Il s’agissait d’une délégation essentiellement composée du directeur des arts et du livre, Léon Zoha, du Secrétaire Général, Richard Sogan et du directeur du Patrimoine Culturel, Didier Houénoudé. Ce qui est déplorable, c’est que,  ce n’est qu’après sa mort que ses talents ont été reconnues à la hauteur par le ministère de tutelle.

Feu Honoré Avolonto, un artiste averti…

La preuve dans sa chanson « na mi do gbé hué nu » l’artiste soulignait que  ce n’est que de son vivant qu’il pourrait bénéficier des grâces de ses œuvres et de ses proches. Aussi, avait -il demandé qu’on s’occupe de lui avant sa mort car l’homme constate avec amertume que ce n’est qu’après la mort qu’on reconnait la valeur des artistes béninois.

Il s’agit d’une chanson dans laquelle, l’artiste dénonçait en parabole, les tares du ministère de la culture et du tourisme. Malheureusement, ce fut encore son cas.

A quand la fin de l’éternel  « médecin après la mort » au Bénin ?

 

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