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Bénin-Littérature : « L’audace du Meilleur », un roman qui retrace l’histoire de Ouidah

Après ses premiers pas dans l’univers littéraire béninois avec ses œuvres, « J’ai vaincu parce que j’ai cru »  et « Dévoiler qui vous êtes et exercez votre pouvoir » publiés respectivement en 2013 et en 2015, l’écrivaine Micheline Adjovi a lancé ce samedi 26 aout 2017 son troisième ouvrage intitulé « L’audace du Meilleur » à l’hôtel de ville de Ouidah. Il s’agit d’une œuvre de fiction d’inspiration traditionnelle publiée par Star Editions.

Préfacé par l’inspecteur Apollinaire Agbazahou et postfacé par le professeur Honorat Aguessy, « L’audace du Meilleur » est présenté au public par Florent Eustache Hessou qui a exposé le magnifique travail fait par Micheline Adjovi sur l’histoire de Ouidah et des scarifications raciales de la collectivité Adjovi Akankotoglonou. « C’est un ouvrage pose les bases de Ouidah. C’est à la fois un livre d’histoire, un programme de développement de la ville de Ouidah », a fait savoir Florent Eustache Hessou.

Selon lui, « L’audace du Meilleur » est une œuvre formidablement numérique car, il y a la magie des nombres qui a été manipulée par Micheline Adjovi. A ce titre, il recommande la lecture de l’œuvre par les yeux de l’esprit. « Ce n’est pas un livre à lire comme un journal. On doit l’avoir au chevet et lire une page par jour et ça va faire 100 jours de lecture, 100 jours d’immersion, 100 jours de l’activation du divin qu’il y a en chacun de nous … » a-t-il plaidé.

C’est Sévérin Adjovi, ancien maire et sage de Ouidah, qui a introduit l’histoire de la collectivité Adjovi Akankotoglonou au cours de cette cérémonie de lancement de l’œuvre. A en croire Sévérin Adjovi, Ouidah tient son origine du peuple Houéda dont le roi a accueilli, par l’intermédiaire de la Adjovi Akokpon, une délégation de 41 hommes et de 41 femmes venue demander l’hébergement. « C’est Adjovi qui a hébergé la délégation… et quand la délégation partait le matin, on n’a pas retrouvé le chef de délégation. Il s’est incarné dans un arbre qu’on appelle Kpassamè » a expliqué Sévérin Adjovi.

Pour le sage, Houéda, c’est les Adjovi qui sont d’abord les autochtones et ils ont incarné le Roi Kpassè. « Qu’on ne se leurre pas. Deux personnes ne peuvent traverser la ville de Ouidah dans le hamac. Il n’y a que les Adjovi. Il ne faut pas que les gens se trompent. Ce n’est pas un honneur pour nous de le dire, mais nous devons rappeler l’histoire pour que les gens sachent … » a-t-il précisé.

Psychologue de l’enfant, coach professionnelle et fondée d’établissement scolaire, Micheline Adjovi a expliqué dans son œuvre comment l’ambition d’un royaume fécond et prospère à aboutir à la création de la ville de Ouidah encore appelé Kpassè qui veut dire « Kpa sè »  ce qui signifie « repoussons les limites ». « Les Houéda sont imbus d’amour, c’est un peuple pacifiste, tolérant, qui vivent en communauté dans un élan de solidarité… Dans cette disponibilité d’esprit, lorsque l’autre en s’égarant est venu sur notre côte, c’est par cet élan qu’il les a accueilli avec les bras très ouverts » a expliqué l’auteur.

Pour Honorat Aguessy, « L’audace du meilleur » appelle non seulement la communauté de la cité des Kpassè à demeurer dans la gestion des valeurs mais aussi et surtout à la réconciliation des fils et filles de Ouidah pour le développement de la commune. A ce titre, il a insisté que les acteurs politiques de la commune de Ouidah enterrent leur hache de guerre au nom de l’histoire de la cité des Kpassè et des valeurs qu’elle incarne.

Selon l’inspecteur pédagogique Apollinaire Agbazahou, Micheline Adjovi est une amazone de la littérature utilitaire. « Tout le monde sais que la littérature à plusieurs fonction dont entre autre l’évasion… mais quand on rentre dans l’univers romanesque de cette écrivaine (Micheline Adjovi – ndlr) on constate que son soucis majeur c’est de défendre sa race, de mettre la science traditionnelle à la portée de tous et de prôner les anciennes valeurs qu’on a tendance à négliger dans l’éducation formelle qu’on dispense dans nos écoles de nos jours » a-t-il expliqué.

Par une vente aux enchères, le premier exemplaire du roman « L’audace du meilleur » est payé à 705.000 f CFA par le Patriarche Honorat AGUESSY. Les personnalités présentes  à cette cérémonie n’ont pas pu résister à l’envie de s’offrir un exemplaire du roman pour ainsi obtenir une dédicace de l’auteur. Plusieurs tableaux artistiques richement concoctés ont meublé la cérémonie de lancement du roman « L’audace du Meilleur ».

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