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Bénin: Grégoire Akoffodji signe son come back politique aux côtés des FCBE

Les Forces Cauris pour un Bénin Émergent (FCBE) ou du moins ce qui en reste a entamé depuis quelques semaines une tournée de réconciliation et de mobilisation des militants dans les différentes circonscriptions électorales du Bénin.

La sixième circonscription électorale coordonnée par l’honorable Valentin Djènontin était à l’honneur ce samedi 12 Août 2017. La mobilisation sonnée par cet ancien ministre de l’économie maritime et ministre de la justice sous le régime du président Yayi Boni a porté son fruit.

Au milieu des membres de la coordination des Forces Cauris pour un Bénin Émergent (FCBE), on note la présence de Grégoire Akofodji, un ancien ministre du président Thomas Boni Yayi, disparu de la scène politique depuis la fin du mandat constitutionnel du leader charismatique des FCBE.

Il est venu ce samedi confirmer sa fidélité aux idéaux de la famille politique dans laquelle il a évolué ses dix dernières années. C’est à travers un discours bilan des 16 mois de gestion de l’équipe en place qu’il marque son retour sur la scène politique. Lire ci-dessous l’intégralité du discours qu’il a  délivré ce Samedi à Abomey Calavi.

Discours de rentrée politique de Grégoire Akofodji

Monsieur le Coordonnateur National des FCBE,
Messieurs les membres du Conseil National FCBE,
Monsieur le Ministre Valentin Djènontin, Coordonnateur de la 6ème Circonscription,
Mesdames et messieurs les Responsables FCBE à divers niveaux,
Majestés et têtes couronnées,
Chers Camarades.

Je vous salue très chaleureusement. Je salue votre courage, je salue votre bravoure. Beaucoup ont résisté et luttent au quotidien contre les velléités du pouvoir visant à les réduire au silence par l’intimidation, la peur et des formes nouvelles d’ostracisme politique. Vous êtes debout, nous sommes debout et cela en soi est une grande victoire pour notre famille politique. Soyez en félicités, dignes fils de Kaba, Gbêhanzin et Bio GUERA.

Nous nous retrouvons aujourd’hui à Abomey-Calavi, avant-dernière étape qui aura conduit la délégation de la Coordination Nationale dans les 10 autres départements de notre pays.
Chers Camarades,
Partout, dans nos villes, dans nos communes, dans nos hameaux, le peuple crie son exaspération, son ras-le-bol face aux méthodes brutales du pouvoir, à la gouvernance désastreuse de la Rupture, au mépris du pouvoir pour les couches les plus vulnérables de notre population.

Souvenez-vous des déguerpissements sauvages de ces milliers de nos compatriotes désormais privés de tout moyen de subsistance et jetés dans une précarité accrue ;
Souvenez-vous des licenciements consécutifs aux diverses décisions de fermeture d’offices ou sociétés susceptibles de porter ombrage au développement exclusif des sociétés appartenant au clan au pouvoir ;
Souvenez-vous du grave recul de la décentralisation avec la mise en œuvre du second tour des élections municipales et communales au détriment des populations par l’organisation de l’éjection des maires non rupturiens : Djougou, Péhunco, Parakou, Allada, Ouidah, Cotonou, etc…

Souvenez-vous du recul des libertés démocratiques : presse muselée, parlement mis aux ordres du pouvoir à coup de billets de banque, partis politiques fragilisés ;
Souvenez-vous enfin de la gouvernance clanique avec une preuve au quotidien du conflit d’intérêt entre les gouvernants et la Nation.
La coupe est pleine.

Pendant que le peuple a faim, que les conditions de vie de nos braves masses laborieuses n’ont jamais été aussi dégradées sous le renouveau démocratique, le pouvoir affiche un penchant effréné pour un enrichissement toujours plus rapide de ses membres. On peut retenir :
L’accaparement des marchés publics par les sociétés du clan au pouvoir. Récemment, une instruction du Président de la République au Ministre de l’Economie et des Finances interdit les marchés de gré à gré en dehors des autorisations du Conseil des Ministres. En clair, il est interdit à ceux qui prennent leur part après avoir servi les patrons, de ne plus le faire. Seuls les patrons mangent.

La privatisation, la mise en concession, l’affermage, tels sont les termes consacrés pour prendre le monopole de l’économie béninoise à des fins privées par les chantres du Nouveau Départ.
Chers camarades,
Nous sommes la première force politique du Bénin. Notre responsabilité est grande tant les attentes du peuple sont grandes et légitimes. C’est pour cela que nous devons nous organiser, nous préparer à assumer le rôle dévolu à une force d’opposition, une véritable force alternative aux dérives de toutes sortes sous le Nouveau Départ ou Rupture.

Nous devons unir nos forces en une organisation politique forte et porteuse d’avenir pour notre peuple mais aussi pour chaque militant.
Le Président Boni YAYI, notre leader charismatique, a donné la preuve de son amour pour notre patrie ; Il lui a tout donné mais il devra retrouver dans ses entrailles pour lui donner encore. C’est autour de sa personnalité que nous construirons notre nouvelle famille, notre nouveau creuset sans jamais regretter ceux qui sont partis car ils ont apporté la preuve qu’ils ne méritaient pas notre confiance. Comme ils ont trahi ici, ils feront de même ailleurs…

La nuit tombe. Les ténèbres sont épaisses. Le peuple est désespéré mais les FCBE sont confiantes. Aux ténèbres succède La lumière. L’Espérance prendra la place du découragement et du défaitisme. Au sortir de la nuit, nous resterons cette flamme qui aura guidé notre peuple à travers les abîmes du mercantilisme et du mépris.
Camarades, debout ! L’aube nouvelle nous appelle.

Vive les FCBE !
Vive le Bénin Émergent !

2 commentaires
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  2. BARNABE LEOPOLD AMEGNIKOU dit

    LE DISCOURS EST CLAIR ET LIMPIDE. L’HOMME EST DEMEURE STABLE ET NON CHANGEANT AU GRÉ DU VENT. C’EST DONC UNE FORCE CERTAINE…LA SUITE NOUS LE CONFIRMERA SUREMENT.
    BARNABE LEOPOLD AMEGNIKOU

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