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Le Bénin renforce son arsenal juridique de lutte contre les faux médicaments

Pour une  lutte efficace contre le trafic des “faux médicaments” les députés ont autorisé ce 19 juin, la ratification de la Convention Médicrime, une Convention internationale de droit pénal contre le trafic des faux produits médicaux et les infractions similaires menaçant la santé publique. En effet, il s’agit d’une convention du Conseil de l’Europe, ouverte à tous les pays. Elle est entrée en vigueur le 1er janvier 2016 et vise à prévenir et à combattre les menaces qui pèsent sur la santé publique. Elle permet  également d’améliorer les services sociaux de base, de renforcer l’assainissement du sous-secteur pharmaceutique dans l’intérêt de la santé des populations.

Selon le rapport de la Commission de l’éducation, de la culture, de l’emploi et des affaires sociales présidée par la députée Claudine Prudencio qui a présenté le dossier à la plénière, la Convention Médicrime est le premier instrument juridique qui criminalise la fabrication et la distribution de faux produits médicaux.

Plus qu’une gangrène, la vente de faux médicaments constitue un véritable fléau en République du Bénin. Un rapport de l’IRACM (Institut international de recherche anti-contrefaçon de médicaments) et de l’OMD (Organisation mondiale des douanes) daté du 20 janvier 2017, classe le Bénin comme la 2ème porte d’entrée des faux médicaments en Afrique. Le pays se classe derrière le Nigeria (34,91%) avec un total de 25,84%. Suite aux nombreuses opérations de lutte contre les médicament menées par le gouvernement actuel et les précédents, la présente convention peut apporter un Ouf de soulagement aux autorités dans ce combat, si le clientélisme ne se fasse inviter .

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