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Loi sur le Code du Numérique au Bénin : vers le vote d’une loi de plus ?

Depuis maintenant quelques jours, le Parlement béninois examine la proposition de loi du député Augustin Ahouanvoébla portant Code bu Numérique en République du Bénin. Une proposition de loi qui fait couler beaucoup d’encre et de salives dans le pays. Dans une interview accordée à Bénin Web Tv, le Contrôleur Général de Police à la retraite, PDG du Cabinet APIAS, Clovis Adanzounon a relevé quelques incongruités contenues dans la dite loi. Par la même occasion, il n’a pas manqué de faire quelques recommandations à l’endroit du Parlement et du Gouvernement.

D’abord, pour Clovis Adanzounon, le Code du Numérique devrait être un projet de loi et non une proposition de loi car selon lui, c’est le Gouvernement, gestionnaire par essence des systèmes d’information des administrations et garant de la sécurité numérique du pays, qui devrait, dans l’exercice de ses fonctions, sentir le besoin d’un tel Code pour en prendre l’initiative de son élaboration en rassemblant le ministère de l’intérieur, le ministère de l’économie numérique, le ministère en charge de la communication, le ministère en charge de la défense, la Présidence et la société civile pour réfléchir sur la question.

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Relevant certaines incongruités contenues dans ladite loi en ses articles 608, 614 et 616, Clovis Adanzounon estime que le Parlement béninois doit prendre le temps nécessaire pour étudier ce Code afin de l’adapter aux réalités béninoises. « Il ne faut pas que nous créons des choses qu’on ne peut pas utiliser en Afrique. Il ne sait à rien d’aller copier des textes dans les pays développés pour venir les appliquer dans les pays en voie de développement. Il y a des choses du Code qui ne sauraient être appliqué en Afrique et même en Europe » a-t-il fait savoir.

Le Bénin est l’un des pas où il n’y a aucune base de données numériquesClovis Adanzounon

Pour le PDG du Cabinet APIAS, le Gouvernement gagnerait en œuvrant à la mise en place des infrastructures technologiques avant l’élaboration du Code du Numérique. « Qu’est ce qui urge ? Les préalables n’ont pas été réglés, la politique nationale et la stratégie en matière de Cyber sécurité n’existe pas. Le Bénin est l’un des pas où il n’y a aucune base de données numériques, les ministères ne sont pas interconnectés, les institutions ne sont pas interconnectées, l’internet est encore un luxe au Bénin ! Ce sont ces problèmes qu’il faut régler et voir les difficultés que génère le règlement de ses problèmes pour légiférer » a-t-il suggéré.

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