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Tundé Holding S.A signe son comeback avec son entrée prochaine en bourse

Société à responsabilité limitée (Sarl) au départ, Société anonyme (S.A) depuis 1997 soit 11 ans après, le désormais Tundé Holding S.A de l’opérateur économie Béninois, Razaki Babatundé Olofindji s’apprête à relancer ses filiales. Après plus d’une demi décennie de crise politico-économique dont l’homme d’affaires affirme avoir tiré les leçons, Tundé S.A reprendra sous peu les flambeaux de son empire économique de plus de 10 grosses sociétés. Plusieurs innovations sont annoncées pour relancer les lignes agrobusiness, véhicules haut de gamme, imprimerie et transport.

Ma joie est d’autant plus grande que mes sociétés vont reprendre de plus belles Razaki Babatundé Olofindji

Enfin… Bientôt la première Société anonyme (S.a) béninoise de droit béninois à la Bourse régionale des valeurs mobilières (Brvm). Le Holding Tundé S.A., l’empire économique de l’homme d’affaires Razaki Babatundé Ollofindji signera son entrée à la Bourse d’Abidjan. C’est d’une évidence certaine.

L’instance suprême du marché boursier des huit pays de l’Uemoa, 6ème sur le plan africain, vient de notifier la correspondance à l’homme d’affaires béninois Razaki Babatundé Ollofindji qui dit ne trouver aucun inconvénient à la proposition. Entre Abidjan et Cotonou, les tractations vont bon train.

Razaki Babatundé Olofindji rencontré dans son bureau à Akpakpa Dandji à l’ère serein ce soir de mardi 11 avril 2017. Pieds nus sur son tapi moquette, mais traditionnellement vêtu, l’homme d’affaires de Dandji nous raconte son amour pour l’économie, pour les sujets économiques débattus sur les médias avant de nous expliquer les raisons de sa joie. Le sentiment de toujours transcender les difficultés d’où qu’elles viennent. « Ma joie est d’autant plus grande que mes sociétés vont reprendre de plus belles », explique l’homme religieux qui affirme avoir foi en Dieu pour la réussite dans les affaires.

Ni trop pressé, ni nonchalant dans le choix de ses options économiques, le magnat du papier au Bénin dit avoir tourné définitivement le dos à la politique. Et bientôt, soutient-il, la crise que lui a transférée le régime défunt sera aussi derrière son empire économique.

 

La 1ere S.A béninoise à la Bourse d’Abidjan

Cette performance, n’importe quelle autre Société à responsabilité limité et même anonyme pouvait la réaliser. Mais ce qui parait ici comme une chasse gardée de Razaki Babatundé Ollofindji, c’est la constance qu’il garde dans la bonne gestion tant du personnel que des affaires de ces différentes filiales. Agrobusiness man, agro-industriel, transporteur, concessionnaire ou simple créateur de richesse ou encore simple créateur de projets innovants, Razaki Babatundé Ollofindji laisse une gestion transparente dans ces sociétés.

J’ai toujours payé mes taxes à bonne dateRazaki Babatundé Olofindji

L’homme d’affaires dit avoir tenu fréquemment les comptes de ses sociétés et même les périodes de crises qu’ont connu ses sociétés à cause de ses choix politiques ne lui ont jamais fait perdre de vue les notions de ses engagements personnels avec ses employés encore moins ses sociétés. Au niveau étatique, l’homme d’affaires affirme avoir été toujours un bon citoyen civique. « J’ai toujours payé mes taxes à bonne date », témoigne-t-il en battant ainsi d’un revers de mains les affabulations grotesques d’un opérateur économique, concurrent à lui sur un avis d’appel d’offre national de 2,5 milliards FCfa qui a gagné.

 Mes affaires et rien que mes affaires désormais Razaki Babatundé Olofindji

C’est en somme les performances qui ont séduit le Directeur général de la Brvm, Kossi Edoh Amènounvè qui, au détour d’un courrier lui a proposé un partenariat gagnant-gagnant sur le marché financier sous régional. Et déjà, le holding de Razaki Babatundé Ollofindji séduit déjà de nouveaux actionnaires pour ses sociétés agrobusiness et transport. Très éprouvé par son appartenance à la mouvance politique sous Boni Yayi, Razaki Babatundé Ollofindji jure ne plus jamais s’aventurer en politique. « Mes affaires et rien que mes affaires désormais », dit-il dans un ton d’humour qui trahit sa déception du régime finissant.

Amènounvè et Atioukpe relèvent enfin le défi

[ms-protect-content id=”33671″]Entre Razaki Babatundé Ollofindji et Kossi Edoh Amènounvè, l’antenne régionale de la Brvm cuisine le dossier. Le seul défi majeur de cette antenne c’est de voir inscrite la première entreprise béninoise de droit béninois à la Bourse d’Abidjan. En effet, c’est d’abord une fierté de citer une S.A béninoise à la Brvm comme société cotée chaque jour où ce marché devra fermer ses portes. Mieux, le Bénin aussi aura droit de citer comme ses voisins ivoiriens, sénégalais ou burkinabè désormais dans les grandes instances du marché financier.

« J’ai reçu les courriers d’Abidjan m’invitant à la bourse. Je n’ai pas d’objections à la volonté de cette instance suprême des finances et de la bourse de l’Uemoa »Razaki Babatundé Olofindji

L’autre défi est de pourvoir faire les décomptes finaux journaliers des parts d’actions devant revenir au Bénin. Depuis l’annonce de cette bonne nouvelle au Pdg du holding Tundé S.A, les émissaires du Togolais Amènounvè rendent constamment visite à la société. Le Holding Tundé S.A a été sélectionné parmi la ribambelle de Sociétés anonymes de droit béninois pour faire partir des toutes nouvelles entreprises de la Brvm. Les tractations vont bon train rassure l’homme d’affaires. « J’ai reçu les courriers d’Abidjan m’invitant à la bourse. Je n’ai pas d’objections à la volonté de cette instance suprême des finances et de la bourse de l’Uemoa », raconte le Pdg des sociétés Tundé. En effet, depuis 1960, c’est la première fois qu’une société anonyme de droit béninois va entrer à la bourse et principalement à la Bourse d’Abidjan.

C’est certes un objet de fierté nationale pour les Béninois mais, c’est surtout une marque de vertu pour le promoteur des riz Nerica. Tout a commencé en 1984 où juste après l’obtention de mon baccalauréat, nous raconte Razaki Babatundé Ollofindji, « …je me suis lance dans le petit commerce et les activités connexes. En juin 1986, les économies issues de ce commerce m’ont permis la création de la société « Tundé And Co. Ltd New general business », une société à responsabilité limitée (Sarl) au capital de 2 millions de FCFA, spécialisée dans les photocopies, reliure de documents, vente d’articles scolaires et commerce divers ».

La société fait passer son capital de 2 millions à 10 en 1995, transfert son siège de Porto-Novo à Cotonou et accroît son chiffre d’affaires de plus de 30%, renseigne le site d’information du groupe. La métamorphose fondamentale a été réalisée en décembre 1997 avec l’entrée à hauteur de 28% de la filiale « Cauris Investissement », une société à capital risque de la Banque ouest africaine de développement dans l’actionnariat de la société du Béninois.

Jadis, « Tundé And Co. Ltd New general business » était sous la responsabilité juridique de Société anonyme (S.A) sous la bannière de Tundé S.A. Cette métamorphose est le résultat de l’accroissement des activités qui embrassent désormais un nouveau département, la Division Imprimerie dont les besoins en investissement n’ont d’égal que l’ambition personnelle du promoteur. En effet, raconte le site, « l’entrée de la société Tundé S.A dans l’industrie graphique a apporté une nouvelle dynamique à ce secteur d’activité actuellement en plein essor au Bénin. Les investissements cumulés réalisés par Tundé S.A de 1997 à 2004 dans ce secteur sont évalués à plus de trois milliards de FCFA ».[/ms-protect-content]

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