Reformes dans le secteur de la santé : les 13 propositions de l’Union fait la nation

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L’alliance politique, l’Union fait la nation (Un) est résolument tournée vers une politique participative. C’est ainsi que l’alliance dirigée par Bruno Amoussou a mis sur pied un groupe de travail devant réfléchir sur les questions de santé. Les résultats de ce groupe de travail a rendu les conclusions de ses travaux le weekend écoulé. Entre autres, l’Union fait la nation propose la mise en place un conseil national de la santé, l’instauration du dossier individuel de santé. Lire ci-dessous, l’intégralité des 13 propositions de l’alliance pour redynamiser le secteur de la santé au Bénin.

Les réformes proposées

 

Les réformes proposées sont celles susceptibles d’influencer ces trois domaines.

 

1- La mise en place d’un organe national chargé de contrôler la gouvernance du secteur de la santé sur les plans techniques, éthique et managérial. Le comité propose alors la création d’un Conseil National de la Santé. Présidé par une haute personnalité dotée de sagesse et d’expérience mais placée sous la tutelle du chef de l’Etat, le Conseil National de la Santé (CNS) sera composé de personnalités scientifiques et politiques représentant l’offre, la demande et le financement en matière de soins de santé. Le développement de la santé communautaire dans tous les villages de l’aire sanitaire en collaboration avec les conseils communaux

 

2- La réduction des effectifs du personnel du Ministère de la santé et des DDS au profit du niveau opérationnel. Celle-ci permettra d’étoffer les effectifs au niveau opérationnel et de combler quelque peu le manque de personnel à la base de la pyramide.

 

3- La déconcentration et la décentralisation de la gestion des ressources du secteur : il s’agira pour l’Etat central de transférer la gestion des ressources du secteur aux communes. Les zones sanitaires constitueront une entité opérationnelle et seront directement rattachées aux conseils communaux. Les hôpitaux de zone, tout en gardant leurs attributions, seront gérées dans le cadre de l’intercommunalité à travers un comité de santé de la Zone.

 

4- Le développement de la santé communautaire dans tous les villages de l’aire sanitaire en collaboration avec les conseils communaux, les comités villageois de santé au niveau de chaque village en formalisant les activités des Relais Communautaires autour d’un agent formé et qualifié pour cette mission.

 

5- L’établissement d’une carte sanitaire formelle précisant le plateau technique spécifique à chaque niveau de soins. Dans ce schéma, l’installation des structures privées d’exploration diagnostic, de soins de santé et de pharmacie se fera sur autorisation du Comité de Santé de Zone puis du ministère de la santé sur avis des conseils des ordres respectifs.

 

6- Les plans de formation du personnel de santé. A partir de l’état de lieux, les besoins en formation et les plans de formation initiale et continue du personnel de santé seront élaborés et mis en œuvre.

 

7- L’instauration du dossier individuel de santé.

 

8- La restructuration de l’offre à travers la création d’une Agence Nationale de contrôle de qualité des soins. Cette Agence se chargera d’appuyer techniquement toutes les structures sanitaires de tous les niveaux pour le suivi de la qualité de l’offre des soins.

 

9- L’élaboration de la loi de santé portant réforme du système de santé devra revoir les règles qui régissent l’exercice des métiers de santé, et leur organisation.

 

10- la relecture de la loi de déontologie du secteur santé pour son amendement et son actualisation.

 

11- Le développement de la médecine traditionnelle. Il s’agira de renforcer l’organisation des Praticiens de la Médecine Traditionnelle (PMT), de faire la promotion des jardins botaniques au niveau de chaque Zone sanitaire. Les recettes traditionnelles efficaces seront collectées et analysées dans des laboratoires nationaux de traitement et d’analyse pour s’assurer de leur qualité et de leur innocuité. Un système spécifique de pharmacovigilance sera mis en place à cet effet.

 

12- Le renforcement de l’offre des soins de santé primaire (SSP) à travers la promotion de la nutrition, la prévention de l’anémie, la santé scolaire et notamment la prévention des affections oculaires chez les enfants et les adolescents.

 

13- Elaborer une stratégie nationale de contractualisation dans le secteur de la santé : il s’agira de définir les modalités spécifiques de mise en œuvre de l’affermage dans le secteur de la santé en tenant compte du pouvoir d’achat des populations, de la viabilité du partenariat et de la nécessité d’assurer la qualité des soins et la surveillance épidémiologique.

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