Bénin : «La révision constitutionnelle par voie parlementaire est une faiblesse politique», dixit Adjaka

Michel Adjaka
Michel Adjaka - Président de l'Union des Magistrats du Bénin (UNAMAB)
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Le processus de la révision de la constitution de Février 1990 enclenché par le gouvernement du président Patrice Talon, continue à faire couler beaucoup d’encre et de salive. Après le développement fait sur la théorie du « Consensus Nationale », un principe à valeur constitutionnelle selon la Décision DCC 06-074 du 08 juillet 2006 consacrant le consensus national, le président de l’UNAMAB, Michel Adjaka revient à la charge avec un nouveau post publié sur sa Page Facebook.

Pour le magistrat, «La révision constitutionnelle par voie parlementaire est une faiblesse politique et non une prouesse ». A en croire son développement, bien que les parlementaires soient des représentants du peuple,  leur légitimité n’est qu’une légitimité d’emprunt.

Le président de l’Union Nationale des Magistrats du Bénin, Michel Adjaka en déduit que le document qui sortirait d’une révision parlementaire serait sans une légitimité originelle. «Le texte qui en résulterait aura une légitimité d’emprunt, gage d’instabilité juridique et politique potentielle. Seule la voie référendaire confère à la loi fondamentale d’un pays la légitimité originelle dont seul le peuple, propriétaire de la souveraineté nationale, à la détention et l’exercice véritable », a conclu Michel Adjaka sans doute pour relancer le débat.

 

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