Bénin : …cette révision ne sera ni légitime ni viable selon Joël Aîvo

Le président de l’Association Béninoise de Droit Constitutionnel, Joël Aîvo ; rapporteur de la commission de la commission des réformes institutionnelles et politiques installée le 06 Mai 2016, n’est pas en phase avec le processus de la modification de la constitution en cours dans notre pays depuis le Mercredi 15 Mars dernier.

Invité hier sur l’émission «le grand rendez-vous » de la chaine de diffusion «Soleil FM », le constitutionnaliste n’est pas allé du dos de la cuillère pour dire sa désapprobation pour ce qui lui semble être «une révision à vive allure pour un clan ou groupe contre le peuple ».

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En effet, le professeur Joël Aîvo  ne s’est pas embarrassé de mots pour exprimer ce qu’il appelle son «bouleversement ». Pour lui, si ce projet de révision passait les mailles du parlement, la constitution qui en sertirait ne serait « ni légitime ni viable » et sera probablement «…source d’instabilité ». A en croire le professeur, cette forme de révision ne peut s’adosser à la volonté populaire et sera donc illégitime ; elle sera aussi non viable, parce qu’elle sera source d’insécurité juridique et de défiance populaire ».

L’invité du « grand rendez-vous » de ce dimanche estime que ses griefs portent sur deux éléments essentiels. D’une part sur la procédure de modification de la constitution de Décembre 1990. Le professeur du droit public affirme qu’il est contre le fait qu’on veut administrer au pays «un remède à cheval en faisant voter le projet de révision de la constitution par les députés à vive allure… ».

Pour le professeur, la voie de sortir reste la voie référendaire qui ne doit pas être une option et qui selon Joël Aivo est un engagement pris par le président Talon lors de l’installation officielle le 06 Mai 2016 de la commission chargée des réformes institutionnelles et politiques.

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