Bénin : les explications du préfet Modeste Toboula sur la marche réprimée des étudiants

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La bourse du travail a été rendue difficile d’accès mardi matin par une horde de policiers et de gendarmes dépêchée sur ses principaux axes de contournement. A l’origine du détachement des forces de l’ordre, l’insistance des étudiants, auteurs d’une mobilisation pacifique de protestation devant déboucher sur leur ministère de tutelle, le Ministère de l’enseignement supérieur. Itinéraire qui n’aurait pas été prévu. Interrogé, voici les explications du préfet du littoral Modeste Toboula.

« Ils ont eu l’opportunité de marché de l’université jusqu’à la bourse du travail. Imaginez le nombre de kilomètres sur lesquels ils ont eu déjà à marcher. Nous estimons que si c’était pour manifester un mécontentement qu’ils l’ont fait, nous estimons que la présence des autorités pour recevoir leur motion a été non seulement par ma présence mais aussi par la présence des membres du cabinet du ministre de l’enseignement supérieur. Donc il n’y  a pas de raison pour que les étudiants décident par eux même de violer la limite qu’on leur a indiqué. J’ai pris mes responsabilités et j’ai assumée.

Donc je voudrais dire qu’il serait inutile de provoquer l’autorité de l’état. Çà c’est de la provocation. Nous sommes dans un état de droit. Nous voulons bien que les libertés collectives et individuelles s’expriment. Vous savez très bien que je suis un partisan de la lutte; j’ai été syndicat pendant des années. J’ai déploré simplement qu’il y ait un certain nombre de responsable syndicaux, fort heureusement ceux qui sont plus conscients ne se sont pas prononcés, mais il y en a qui ont excités les étudiants à la révolte, un comportement que je voulais décourager.

J’en appelle à la conscience de tout un chacun de nous. Nos problèmes individuels ne doivent pas emportés sur l’état de droit. Et je voudrais dire que si nous sommes des responsables, nous devons poser des pas de responsables.

Ceux qui excitent les étudiants à aller contre l’autorité de l’état feront les frais avec eux parce que nous n’allons jamais tolérer que le territoire du littoral soit un territoire de désordre. Nous sommes prêts pour l’expression des libertés mais nous prendrons toutes les dispositions necessaires pour le maintien de l’ordre. »

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9 COMMENTAIRES

  1. Trop c’est trop….
    Être étudiant n’est pas une fin en soi, on parlera de l’égoïsme et de la mauvaise foi. L’UAC n’est pas le seul haut lieu de savoir du Bénin, Parakou termine toujours l’année avec la Session Unique à la FLASH et des conditions d’études aussi difficiles avec un manque cria d’enseignants. Pourtant ils font avec car ils sont conscients que l’état n’a pas assez de moyens pour soulager à court terme leurs peines. Le président Yayi Boni a dû intervenir l’année passée car on dirait que vous êtes formés uniquement pour des grèves et c’était votre dernière chance pour les rattrapages. Que voulez-vous au juste? Il n’y a que l’UAC au Benin? Vous êtes les seuls à étudier dans ces conditions? Malgré toutes les promesses faites par le Président Talon pour améliorer vos conditions d’étude certains vous poussent à faire de n’importe quoi. Eux ils ont déjà trouvé pour eux. Même si les autorités de l’UAC ne veulent pas vous satisfaire, ne pouvez vous pas demander d’audience pour rencontrer le ministre ou le chef de l’état? Nous sommes fatigués de vous. Du courage à Monsieur le Préfet Toboula. Tu as le soutient de tous les béninois conscients de l’avenir du Bénin.

  2. Je ne suis pas content du rédacteur de cet article qui califie nos braves policiers et gendarmes de .«hordes». Je le prie de bien vérifier le sens des adjectifs qu’il utilise. Merci.

  3. Je ne suis pas content du rédacteur de cet article qui califie nos braves policiers et gendarmes de .«hordes». Je le prie de bien vérifier le sens des adjectifs qu’il utilise. Merci.

  4. Béninois. Aie peur de la jeunesse. Monsieur TOBOLA. Je crois savoir que vous êtes administrateur civile, diplômé de l’un des universités du Bénin. Vous savez combien de fois les étudiants ont été avant-gardiste de la conquête de la liberté dans ce pays. C’est un combat que vous avez perdu d’avance. Car, être autorité ne signifie en rien user de la force publique dont on dispose. Il vous faut d’abord de la patience, une forte dose de patience teintée de stratégie. D’abord, pour qui roulez-vous ? Pour Talon ? Mais non, regarder d’abord la façon dont il a allégé son dispositif de sécurité. La fois dernière, je me suis retrouvé nez à nez à Togbin avec son cortège. Mon dieu, sans tambour, ni battant, personne n’a été bousculé et il est passé de la façon la plus inaperçue. C’est ça être un homme d’Etat, car le président Talon s’est qu’il n’est pas président sans le citoyen que nous sommes. Et vous donc, un préfet ? Vous n’êtes rien sans le citoyen. La chute de la marche des étudiants était-elle le domicile du président de la république ? Renforcer le dispositif d’entrer dans la rue du président, le temps le cortège des étudiants passe était-il plus difficile que le spectacle qui vient de s’observer ? Les gaz lacrymogènes qui sont achetés avec les ressources du contribuables ne sont pas pour gazer le contribuable.

    Que le préfet aille à l’école du Président de la République pour que la paie et la vraie paix revienne dans ce pays. Ne mettez pas de l’huile sur le feu. Cela ne sert à rien.

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