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Fopica 2016 : L’avis d’appel d’offre prend fin cette semaine.

Le Fonds de promotion de l’industrie cinématographique et audiovisuelle (Fopica) a été présenté, hier, aux acteurs culturels de la région de Thiès. En vue de leur permettre de postuler aux financements octroyés par le fonds pour des projets de films, de distribution, d’exploitation, ou de bénéficier de formation. Toutefois, ces Hommes de culture se sont offusqués du fait que cette rencontre ait été tenue avec un grand retard d’autant qu’il ne reste qu’une semaine comme délai fixé pour le bouclage de l’appel à projet au Fopica.

Thiès est la première étape d’une tournée nationale d’explication, d’information et de sensibilisation sur le Fonds de promotion de l’industrie cinématographique et audiovisuelle (Fopica). Cette tournée, de l’avis du secrétaire permanent du Fopica, Abdoul Aziz Cissé, permettra aux porteurs de projets cinématographiques et audiovisuels de disposer de toutes les informations utiles pour bénéficier d’un financement. Créé en 2002 par une loi votée à l’Assemblée nationale, le Fopica a vu son décret d’application signé par le président de la République en 2004, explique le cinéaste. Cependant, le fonds ne sera alimenté, pour la première fois, qu’en 2014 pour un montant d’un milliard de francs Cfa par le président de la République Macky Sall. Ce qui a permis, selon M.Cissé, de financer 33 projets sur les 81 déposés par les candidats.

C’est donc dans le cadre d’un deuxième appel à projets lancé en décembre 2015, qu’une tournée nationale est organisée pour davantage impliquer les acteurs culturels dans les régions, a expliqué le secrétaire permanent du Fopica. Le cinéaste ne manque pas d’évoquer le regret du comité de gestion du fonds, par rapport à la «fracture» constatée entre les acteurs culturels basés à Dakar et ceux établis au niveau des régions. «Le niveau d’information, de formation et d’expertise n’est pas le même», soutient Abdoul Aziz Cissé qui indique qu’il «faut essayer de rééquilibrer tout cela». Il fait remarquer que «si on veut avoir une véritable politique de relance et de développement du cinéma sénégalais, on ne peut partir que des régions au niveau desquelles se trouvent le décor naturel de tournage». «A partir de ce décor, il est possible d’élaborer toute une politique de développement cinématographique à un niveau local et, normalement, c’est l’ensemble de cette politique qui doit constituer la politique cinématographique de l’Etat du Sénégal», a-t-il poursuivi.

Une initiative en retard

La conviction du secrétaire permanent du Fopica, est qu’«on ne peut plus continuer à fonctionner comme avant. Il faut qu’on parte du bas vers le haut». Ce sont, entre autres, les raisons qui motivent l’organisation de cette tournée nationale qui vise à rencontrer les acteurs culturels, leur expliquer le fonds mais également comment ils doivent faire pour y accéder. Après avoir suivi ces explications, les acteurs culturels de la région de Thiès, ont estimé que «la tenue de cette rencontre a accusé un sérieux retard, d’autant que le délai fixé par le Fopica pour boucler l’appel à projets est à une semaine».

Waly Séne, président de l’association culturelle du «Cercle du Cayor» affirme avec regret : «Depuis 2015 le Fopica a été lancé. Aujourd’hui nous sommes en juin 2016 et le délai pour déposer l’appel à projets est fixé au 1er juillet 2016. A huit jours de la date butoir, on vient nous parler du Fopica. Logiquement, ce n’est donc pas possible de déposer un dossier qui demande beaucoup de temps. On ne peut pas continuer à travailler dans ces conditions», l’artiste comédien qui s’étrangle de cet impair insiste : «Personnellement, je suis exclu du projet. Non seulement je n’ai pas la possibilité de déposer un projet parce que le temps ne me le permet pas, mais je ne gère pas une entreprise culturelle qui peut profiter du financement du fonds. Nous avons une association culturelle. Nous n’étions pas informés. Si nous avions eu toutes ces informations depuis 2015, nous aurions créé un Groupement d’intérêt économique (Gie) car une association culturelle ne peut pas postuler parce que c’est à but non lucratif.» Pour Waly Sène, «le comité de gestion du fonds a mis les charrues avant les bœufs. Il n’y a pas eu de formation ni de rencontre d’information dans les régions pour discuter de ce fonds».

Au-delà de toutes ces considérations, le président de l’association culturelle du «Cercle du Cayor», demande l’ouverture du comité de gestion du fonds aux autres acteurs culturels. Il pense qu’«il ne doit pas uniquement y avoir des cinéastes, mais aussi des artistes, des comédiens parce que le Fopica, il faut le dire, ce sont les gens du cinéma». En réponse à ces interpellations et doléances, le secrétaire permanent du Fopica, Abdoul Aziz Cissé, rectifie : «L’appel à projets a été lancé depuis décembre 2015. Il y a donc six mois. Nous avons même reculé la date limite de fin de dépôt des projet

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