Bénin : situation alarmante de la dette extérieure selon le FMI.

Une équipe du FMI, le Fonds monétaire international sur demande du gouvernement béninois, a séjourné à Cotonou en vue d’entamer avec les autorités des discussions sur un éventuel programme triennal soutenu par le FEC, le mécanisme de Facilité élargie de crédit. Au terme de son séjour, la délégation conduite par Christine Dieterich s’est adressée aux hommes de média sur le niveau préoccupant de la dette intérieure comme extérieure du pays.

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Pour l’experte du FMI, Christine Dieterich, il a été noté durant le quatrième trimestre 2015, « une surexécution des dépenses très significatives qui a crée une dynamique de la dette qui est clairement non soutenable« . Aussi, souligne t-‘elle, « dans le quatrième trimestre 2015, et le premier trimestre de 2016, le gouvernement a signé des projets hors budget à près de 24% du PIB. » Pour Christine Dieterich, ce sont « des projets d’investissement gérés d’une manière qui soulève des préoccupations graves en ce qui concerne la gouvernance et la qualité de ces projets« .

En réponse, le ministre de l’économie et des financeces Romuald Wadagni a exposé les mesures prises par le gouvernement afin contrôle le niveau de surendettement du pays. « Nous avons pris immédiatement la mesure de la gravité de la situation et dès le premier conseil des ministres, nous avons décidé d’annuler des marchés conclus dans des conditions pas transparentes, à des taux inexplicables et à des durées incohérentes » a t’il fait savoir avant de poursuivre « donc le gouvernement a pris la responsabilité d’annuler pour plus de 1 000 milliards de projets représentant comme le fonds monétaire l’a dit (…) près de 24% du PIB ». 

Ces annulations selon le ministre des finances a permis de baisser  le taux d’endettement qui tourne désormais autour de 42%. « Pas très loin des limites admises » selon Romuald Wadagni qui estime que les marges de manœuvre sont désormais très réduites pour le gouvernement.

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2 COMMENTAIRES

  1. Mauvaise gestion du pays

    On peut dire qu’il a fait ce qu’il pu , et ce ne serait pas condamnable. Mais, qu’il s’abotte lui même exprès l’économie de son pays, après dix années de règne, c’est ahurissant. On dira alors sans se tromper, que nos dirigeants n’ont pas de hauteur.
    Pour rendre la politique plus crédible dans notre pays, une fluidité et une probabilité de réussite proche de ce que ça devrait être, on devrait mettre au poste, des gens qui ont la sensibilité dite ( à fleur de peau ). Je ne vous cache pas qu’en Afrique, face à l’argent et aux profits des patriotes, c’est rares.
    L’engagement dans la politique, n’a de sens réel que si , la personne qui prend, de son propre gré, la décision de se mettre au service politique de son pays, a la capacité et la vocation patriotique. En plus, avoir le sens aigu du militant motivé de se battre pour apporter un plus, dans la vie quotidienne de ses compatriotes. C’est donc une vocation.
    Or au Bénin et en Afrique, la grande majorité des politiques s’engage, non pas pour voler comme on le dit vulgairement, mais pour améliorer leurs horizons, leurs affaires, se faire un nom et augmenter leur rang social. C’est bien dommage. C’est à se demander, s’il ne faut pas enseigner le sens du patriotisme, avant de confier un poste à responsabilité aux futurs postulants. Ministres ou autres d’ailleurs, leur apprendre le sens de leur engagement. Car c’est une mission, pas un métier.
    Prenons un exemple, le citoyen le plus pauvre du Bénin avec ses 20.000 CFA de revenu mensuel pour lui et sa famille. Le politique qui obtient un poste ministériel , devrait être une personne sensible, qui aurait pris dans son cœur, l’engagement de se battre pour améliorer cette situation, portant avant son départ de ce poste de 20.000 CFA à 60.000 CFA.
    Faire de la politique, C’est étendre sa sensibilité vers les plus pauvres du pays, et s’engager à améliorer coûte que coûte la situation des plus faibles, et le niveau social de son pays.
    La honte
    Nous assistons aujourd’hui au Bénin, à défaut de confisquer le pouvoir, le Président sortant, qui a dirigé ce pays pendant dix années, a eu l’idée, le temps, et la capacité de savonner le planché économique du pays avant de rendre le pouvoir, sorte de sabotage économique pour tout dire, affaiblir et appauvrir d’avantage l’économie de son pays en guise de riposte.
    Ailleurs, c’est très grave, c’est la comparaison immédiate devant le Parlement, car confirmée par la FMI. Mais chez nous, on ne se pose même pas la question, c’est normal, ça fait rire même, ( le monde à l’envers ) en quelque sorte.
    Comme dirait l’autre, ce qui vous fait rire, me fait pleurer.
    Où est l’esprit patriotique Béninois? Le Béninois sait-il vraiment le but et la raison du pouvoir? On devrait réfléchir. Ou est l’amour du pays?
    « Et tout ceci dans mutisme total ». Et pourquoi ? C’est vraiment ahurissant.

    Anatole Guy Kossouoh.
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