Poursuite pour obstruction à la justice : « le procès n’aura pas lieu » dixit  Victor Topanou

Le gouvernement béninois a instruit le 02 août 2017 lors de sa séance ordinaire du conseil des ministres, le Garde des Sceaux, Ministre de la justice et de la législation, Joseph Djogbénou, a l’effet d’engager des poursuites judiciaires à l’encontre de certains acteurs politiques et homme des médias qui auraient fait obstruction à une opération de perquisition du domicile de Léhady Soglo le 28 juillet 2017. Si pour certains observateurs de l’actualité béninoise, cette instruction du gouvernement est un canular, pour l’ancien Garde des sceaux Victor Topanou, le procès risque de ne pas avoir lieu.

« Je continue de penser que le procès n’aura pas lieu parce que les délits ne sont pas constitués » a expliqué Victor Topanou, ancien ministre de la justice et professeur de droit à l’Université d’Abomey Calavi, sur les plateaux de l’émission « 100 % Bénin » de la chaîne de télévision privée Sikka Tv ce jeudi matin. Selon lui, le Président de la République, Patrice Talon, n’aurait absolument aucun intérêt à ce qu’un procès pareil se déroule. « S’il se déroule, l’impact sera énorme non seulement sur lui-même … que sur la suite de son mandat », a-t-il prévenu.

Le Ministre Djogbénou en mauvaise posture !

Connu pour son activisme sous le régime du Président Boni Yayi, Joseph Djogbénou semble être aujourd’hui mal placé pour instruire le Procureur de la République à l’effet d’ouvrir une procédure judiciaire à l’encontre de personnalités de la vie publique béninoises pour un délit d’obstruction à la justice.

En effet, en 2013, il était cité comme l’une des figures ayant fait échouer l’opération de perquisition jugée illégale du domicile de Gaston Zossou, alors opposant au pourvoir en place. Le 04 mai 2015, Joseph Djogbénou était également perçu au domicile du domicile de Candide Azannaï alors que ce dernier était convoqué par la Gendarmerie nationale.

Dans l’opinion publique béninoise, l’avocat devenu Garde des sceaux  est aujourd’hui en mauvaise posture pour parler d’obstruction à la justice. Ce passif du Ministre Djogbénou ferait-il alors obstruction à la poursuite judiciaire souhaitée par le gouvernement Talon ? A suivre …

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8 commentaires

  1. Anonyme dit

    Qu’il me dise la faute lourde reprochée à Azanai en don temps qui a valu le soutien de ses camarades députés et politiciens, comparée à la faute lourde reconnue à Lehady, gestionnaire administrative du patrimoine de l’état et seulement après nous verrons la gravité des fautes lourdes et la gravité de l’action de soutien à Lehady par ses amis politiciens et non par ses confrères maires comme lui.

  2. Anwar ISSA dit

    Le passé l’a rattrapé. En faisant çà il pensait faire du mal à Yayi. Aujourd’hui, tout ce qu’il avait qualifié d’anormale , c’est çà qu’il est entrain de faire aujourd’hui. Bon vent à eux. Où sont Yayi et ses compagnons aujourd’hui? Un jour ils ne seront pas là. La faute lourde reprochée à Azannai était les insultes à l’endroit du Président de la République. En ce qui concerne l’affaire Lehady, nous savons tous qu’aucune procédure normale n’a été respectée. Ce n’est pas parce qu’on a le pouvoir que tout nous est permis. Je demande au gouvernement de revoir sa copie.

  3. Prosper dit

    Je suis navré de lire ou d’entendre parler le ministre garde des sceaux Joseph djogbenou parlé ainsi lorsqu’on me parle de la versatilité de l’homme béninois c’est en notre ministre que je le voie et lorsqu’on dit aussi que l’homme béninois est mauvais il faut le comparer a DJOGBENOU le pire des gangrènes qui conduit le président TALON dans le décor juridique est bien et belle le ministre DJOGBENOU car le président Laurent GBAGBO disait je cite” si on t’envoie il faut savoir t’envoyer ” fin de citation

  4. BONOU Yessoufou dit

    Oui je donne vraiment raison au Président YAYI Boni qui disait “La démocratie béninoise est une démocratie nescafé”. Sinon, un Etat démocratique, est un Etat soumis à un ordre juridique excluant toute anarchie. Et ce qui fait la force d’un Etat démocratique, c’est le respect et l’application des textes que le pays s’est doté pour son organisation et son fonctionnement, je dirai même pour sa création, sans distinction de sexe, de région, de religion, d’âge, de race ou d’appartenance politique. Or au Bénin, nos politicards éduquent permanemment le peuple à déroger aux valeurs démocratiques soumettant ainsi le pays à l’anarchie. C’est vrai que les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets. Mais ce n’est pas pour une raison que si autant du régime du Président YAYI Boni s’il y a eu des infractions sans les auteurs ne soient poursuivies, cela ne constitue ni un fait justificatif, ni une jurisprudence pour qu’à la commission des infractions de nature similaire, pendant un autre régime, les Autorités décident de poursuivre les auteurs et qu’on y trouve une anomalie, les tenant d’une telle thèse sont antidémocratiques, je dirais même anti développement car il ne y avoir développement sans l’application et le respect des textes. J’ai dit.

  5. Anonyme dit

    Nous sommes dans quel pays à l’ère de la rupture où les autorités qui sont sensé connaitre les textes c’est encore elles qui tordent le cou à ces textes c’est dommage.

  6. PAUL dit

    vous aviez chercher et nous avions trouver. on assume.

  7. Ilassa dit

    Le béninois fait ✅ la politique du temps :le béninois s’aime et n’aime pas qu’on taquine son prochain
    Et ce rythme limitera les dégâts présidentiels

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