Le Bénin donne l’alerte rouge face à la montée des eaux du fleuve Niger

(Avec l'agence Xinhua)

Le ministre béninois de l’Intérieur et de la sécurité publique, Sacca Lafia et les partenaires au développement du Bénin, notamment le représentant résident du Programme des Nations pour le développement (PNUD), Siaka Coulibaly, ont lancé lundi une alerte rouge sur le bassin béninois du fleuve Niger.

« Le fleuve Niger a déjà atteint 8.59 mètres dans son bassin béninois au pont de Malanville, ville frontalière entre le Niger et le Bénin. Si les tendances de montée des eaux du fleuve se poursuivent, des situations d’inondations pourraient survenir dans plusieurs villes du nord comme du sud du Bénin, arrosées par les affluents du fleuve », ont-ils déclaré à Cotonou, capitale économique du Bénin.

Pour le représentant résident du PNUD, Siaka Coulibaly, quand bien même, les crues du fleuve du Niger soient sources d’apport de sédiments et de développement d’autres écosystèmes pourvoyeurs de richesses aux riverains, ses comportements exceptionnels sont aussi dommageables et facteurs de ralentissement de la croissance.

« Nous devons anticiper sur les risques et nous prémunir de la fatalité en avertissant les communautés riveraines et en nous tenant prêtes à intervenir en cas de sinistre », a-t-il déclaré, soulignant que cette démarche est le signe manifeste de la mise en œuvre du plan cadre des Nations Unies pour l’assistance au développement du Bénin (UNDAF 2014-2018) qui est signé entre le gouvernement béninois et le système des Nations Unies.

Troisième fleuve d’Afrique, le Niger dispose d’un bassin de plus de deux millions de kilomètres carrées, où vivent plus de 100 millions de personnes, de la Guinée au Nigeria.