Justice meurtrière : face à la presse, le gouvernement dévoile ce qui attend les auteurs.

Le gouvernement du nouveau départ était face à la presse ce jeudi 30 Juin 2016 pour préciser les dernières décisions prises en conseil des ministres relativement à la question des exactions et de la justice expéditives qui  dictent leur loi dans le pays depuis un certain temps. Représenté par le ministre de la justice et de la législation et le ministre de l’intérieur et de la sécurité publique assisté du procureur de la république, le gouvernement est revenu sur les actes de barbarie auxquels certains concitoyens s’adonnent à cœur joie depuis quelques semaines.

Pour le gouvernement, ces actes ne resteront pas impunis. « Des mesures seront prises pour que cela ne soit pas impuni » a martelé le ministre de l’intérieur et de la sécurité publique. Et comme mesures, les conférenciers ont affirmé que des mesures seront prises pour élever le niveau d’alerte et le niveau de moyens auprès des forces conjointes de la police et de la justice.

Ainsi, la police a été instruite pour plus de célérité à sauver les présumés voleurs de la main de leurs prédateurs et ensuite procéder à l’identification par le biais des photos prises à identifier toutes les personnes présentes sur le lieu de la vindicte populaire et qui n’auraient rien fait pour empêcher le crime.

En d’autres termes,  la police nationale a été instruite pour détecter les acteurs, les complices mais également les spectateurs qui seraient sur le lieu de la vindicte populaire.

Le garde des sceaux quant  à lui a énuméré les deux axes que le gouvernement entend prendre pour définitivement mettre fin à cette justice populaire. Le premier axe sera la répression de toute personne impliquée activement ou passivement à une scène de vindicte populaire. Le second axe sera l’axe de la sensibilisation.

Pour le ministre de la justice, notre pays a signé la convention internationale sur la peine de mort et ne saurait par conséquent tolérer de tels actes. « Nous sommes engagés au plan international et au plan communautaire. Nous avons signé des traités et des conventions que nous devons respecter » a-t-il déclaré avant d’inviter les uns et les autres à davantage affirmer leur humanité : « En plus d’être des êtres, il faut faire en sorte d’être en plus de véritables humains » a-t-il conclu.

Pour le procureur de la république, coups et blessures volontaires entrainant la mort est une infraction pénale qui expose les auteurs à des peines punitives. Il en conclu qu’on ne peut pas punir une infraction par une autre infraction plus grave.