Bénin : les explications du préfet Modeste Toboula sur la marche réprimée des étudiants

La bourse du travail a été rendue difficile d’accès mardi matin par une horde de policiers et de gendarmes dépêchée sur ses principaux axes de contournement. A l’origine du détachement des forces de l’ordre, l’insistance des étudiants, auteurs d’une mobilisation pacifique de protestation devant déboucher sur leur ministère de tutelle, le Ministère de l’enseignement supérieur. Itinéraire qui n’aurait pas été prévu. Interrogé, voici les explications du préfet du littoral Modeste Toboula.

« Ils ont eu l’opportunité de marché de l’université jusqu’à la bourse du travail. Imaginez le nombre de kilomètres sur lesquels ils ont eu déjà à marcher. Nous estimons que si c’était pour manifester un mécontentement qu’ils l’ont fait, nous estimons que la présence des autorités pour recevoir leur motion a été non seulement par ma présence mais aussi par la présence des membres du cabinet du ministre de l’enseignement supérieur. Donc il n’y  a pas de raison pour que les étudiants décident par eux même de violer la limite qu’on leur a indiqué. J’ai pris mes responsabilités et j’ai assumée.

Donc je voudrais dire qu’il serait inutile de provoquer l’autorité de l’état. Çà c’est de la provocation. Nous sommes dans un état de droit. Nous voulons bien que les libertés collectives et individuelles s’expriment. Vous savez très bien que je suis un partisan de la lutte; j’ai été syndicat pendant des années. J’ai déploré simplement qu’il y ait un certain nombre de responsable syndicaux, fort heureusement ceux qui sont plus conscients ne se sont pas prononcés, mais il y en a qui ont excités les étudiants à la révolte, un comportement que je voulais décourager.

J’en appelle à la conscience de tout un chacun de nous. Nos problèmes individuels ne doivent pas emportés sur l’état de droit. Et je voudrais dire que si nous sommes des responsables, nous devons poser des pas de responsables.

Ceux qui excitent les étudiants à aller contre l’autorité de l’état feront les frais avec eux parce que nous n’allons jamais tolérer que le territoire du littoral soit un territoire de désordre. Nous sommes prêts pour l’expression des libertés mais nous prendrons toutes les dispositions necessaires pour le maintien de l’ordre. »