Voici les raisons de la révocation de l’attaché financier de l’ambassade du Bénin en France.

La révocation de l’attaché financier de l’ambassade du Bénin en France constituait l’un des griefs des syndicalistes contre le nouveau ministre de l’économie et des finances. Les travailleurs en effet ont accusé le ministre de relever un cadre du ministère pour refus d’obtempérer à une décision, l’un des motifs secondaires ayant conduit à leur sit-in du mercredi 15 juin dernier. Lors de sa conférence de presse tenue ce vendredi 17 juin en marge de la mission d’évaluation du fonds monétaire international, Romuald Wadagni a profité pour lever un coin de voile sur les raisons réelles de la suspension de ses fonctions de ce cadre de l’ambassade.

Selon le ministre Romuald Wadagni, un responsable ne prend pas de décision sous le coup de l’émotion. Dans le cas d’espèce, il y a eu une série de mesures, une série de loupée. « J’ai eu l’opportunité très récemment lors d’une mission auprès des bailleurs de fonds en Europe de m’arrêter à Paris. Et j’ai reçu la plainte , et de l’ambassadeur et du chargé du protocole que le délégué financier de façon unilatérale, sans avertir, n’a pas payé les salaires de l’ambassadeur et du chef du protocole » a expliqué le ministre des finances qui souligne que c’était pas la première fois qu’il y a eu cette attitude inexpliquée et inexplicable. « Nos ambassades évoluent dans des pays où il faut respecter les lois locales. Même au Bénin ici, il n’est pas permis que parce qu’on n’a pas donné un justificatif d’une dépense liée à une mission officielle, sans avertir, on coupe le salaire du protocole et de l’ambassadeur. (…) Et si cette personne portait plainte, la réglementation en France conduirait l’Etat a sorti énormément d’argent. Donc c’est pas quelqu’un qui a refusé d’obtempérer« .

A en croire Romuald Wadagni, c’est que au delà de plusieurs fautes cumulées, cette personne, à dessein, a mis les deniers publics à risque car, si le chef de protocole (Monsieur Gbéti) portait plainte, cela aurait couté de l’argent au contribuable béninois. « Franchement, quelqu’un qui met à risque les deniers publics, qui ne suit pas les instructions, on le rappelle. Il a des compétences, on le mettra à faire d’autres choses mais il ne restera pas en poste. Et je l’ai dit aux syndicalistes, ce n’est pas négociable parce qu’il faut donner le ton » fera observer Romuald Wadagni.