Bénin : polémique sur l’autorisation de création de la faculté de médecine de l’UCAO.

Dépravation des professions de la santé au bénin, les infirmiers et sage-femmes montent au créneau pour barrer à l’imposture. Dans ce cadre, la coalition des organisations professionnelles a donné de la voix pour dénoncer des autorisations anarchiques de création de centres de formation d’agents de santé surtout sous la gouvernance du professeur François Abiola, ministre de  l’enseignement supérieur au moment des faits. C’était à travers une conférence de presse tenu mardi 21 juin à Cotonou.

Des autorisations fantaisistes, illégales sont distribuées à des structures privées de façon anarchique en violation flagrante des textes de la République selon les sages-femmes réunis au sein de la Copinsab. Et pour exemple, « le promoteur de l’établissement « L’école supérieure catholique des sciences de la santé » a adressé sa demande d’autorisation au ministre des enseignements supérieurs, le professeur François Abiola, le 03 novembre 2015 et une autorisation lui est délivrée le 31 décembre 2015 et la rentrée devrait commencer pour l’année scolaire 2015-2016. » a fait observer Vincent Ehoule, infirmier, secrétaire général de la Copinsab. Pour lui, il s’agit clairement d' »une complaisance de l’autorité pour donner une suite à une demande qui n’a pas fait trois mois dans les bureaux de l’autorité. « 

Il importe donc de changer la donne afin de préserver la place de choix et de leader qu’occupe le Bénin dans la préservation de la qualité des soins dans la sous région et en Afrique car, ce qui est grave selon Laurence Monteiro, sage-femme et membre de la Copinsab, le Bénin « a été jusqu’à autorisé un « West african union university » dont le promoteur est Monsieur Bishop Olayèmi qui a eu l’autorisation du ministre François Abiola pour ouvrir une faculté des sciences médicales« . Un acte en violation de la loi selon madame Monteiro qui se demande si « le nigérian a un hôpital où ses étudiants iront faire leur pratique tel que stipulé dans les textes? »

une série d’action s’avère nécessaire voire urgente et dans ce sens, il est prévu une marche sur le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique dès la semaine prochaine.