Litige entre SARCI et MOOV Bénin, Sévérin Adjovi livre sa part de vérité.

Dans sa parution du mardi 19 avril 2016, le quotidien « Matin Libre » a publié un article intitulé « Contentieux dans le secteur GSM, Sévérin ADJOVI perd définitivement contre MOOV ». Les contres vérités contenues dans cet article ont fait l’objet d’une large couverture médiatique dans les revues de presse. Dix (10) jours après, cette campagne médiatique fait toujours des vagues et face aux nombreuses interpellations, le maire Sévérin ADJOVI vient donner sa part de vérité. Nous vous laissons ici un court extrait vidéo (2minutes 50 secondes) de l’interview qu’il a accordé à BENIN WEB TV et sa déclaration publique dans ledit dossier.

« Dans la matinée du mardi 19 avril, nombre de personnes m’ont fait l’amitié d’attirer mon attention sur le contenu d’un article de journal largement relayé dans les revues de presse et sur les réseaux sociaux. Le titre de la publication pouvait résumer à lui tout seul l’objet et la nécessité de mon adresse à l’opinion : « Contentieux dans le secteur des GSM, Sévérin ADJOVI perd définitivement contre MOOV ».

Je prends acte de la volonté des commanditaires et bénéficiaires de cette communication d’organiser l’intoxication et la désinformation, dans le vil dessein de poursuivre et de parachever le processus d’usurpation contre lequel je me suis levé, et auquel j’ai opposé un tempérament calme et les voies de justices depuis dix (10) ans. Je prends acte de leurs viles manœuvres et de leur mauvaise foi incurable et prends le peuple à témoin.

MOOV Bénin toujours condamné a verser 271 milliards au groupe SARCI de Severin ADJOVI

Sans devoir rentrer dans les détails fastidieux, je voudrais sommairement rafraîchir la mémoire à mes lecteurs. A sa création en janvier 1996, TELECEL Benin qui deviendra plus tard MOOV BENIN, avait deux coactionnaires : la société Atlantique Télécom SA représentée par M. DOSSONGUI et la société SARCI SARL créée en 1978 représentée en ma personne, Sévérin ADJOVI. Sur les vingt (20) ans d’existence, nous avons traversé des périodes tumultueuses, marquées par une volonté affichée d’éjecter le partenaire local que je suis, au seul profit de mes associés expatriés, souvent avec le concours actif des pouvoirs publics.

Singulièrement, les dix années qui viennent de s’écouler ont illustré cet élan et diverses manœuvres ont été opérées par Atlantique Télécom, pour se déresponsabiliser, en organisant la transmission du patrimoine entier de la commune société Telecel aux mains d’autres acteurs expatriés, en l’occurrence le groupe émirati ETISALAT BENIN SA, racheté en 2014 par Maroc TELECOM, laquelle a été rachetée à son tour par son propre vendeur, ETISALAT, dans un jeu d’écriture comptable.

Après dix ans de procédure, le tribunal arbitral, consensuellement choisi par les deux parties, présidé par l’ancien de la cour constitutionnelle Robert DOSSOU a établi que Atlantique Telecom détenue à 100% par ETISALAT n’a pas exécuté de bonne foi le contrat qui le lie à SARCI, et, dans la sentence arbitrale du 17 octobre 2014, l’a condamnée à verser plus de 271 milliards de FCFA sur les 498 milliards réclamés par la société SARCI.

Par l’ordonnance N°004/RG-2016, rendue le 24 décembre, les juges ont estimé, que cette décision était opposable aux actuels détenteurs du patrimoine de la société initiale TELECEL BENIN, devenue MOOV BENIN, en l’occurrence ETISALAT BENIN qui est propriétaire à 100% de Atlantique Telecom SA. C’est dans le cadre de l’exécution de cette sentence et de l’ordonnance d’opposabilité, que par les voies de droit, j’ai engagé des saisies conservatoires sur le patrimoine d’Atlantique Telecom du groupe ETISALAT tant au Bénin, au Togo, en Centrafrique, au Niger, qu’en Côte d’Ivoire et ailleurs.

ETISALAT BENIN a interjeté appel et dans son arrêt rendu le 18 avril, la cour d’Appel a rétracté et ordonné la mainlevée sur quelques avoirs d’ETISALAT objet de saisie conservatoire, et dont la valeur avoisinerait les quatre milliards. Cette décision ne concerne donc qu’une infirme partie des biens objet de saisie ; et par ailleurs, elle n’infirme en rien la condamnation des partenaires et actuels usurpant de TELECEL, à lui verser plus de 270 milliards.

Mieux, le jour même où cet arrêt a été rendu, j’ai formulé un pourvoien cassation officiellement enregistré au greffe du tribunal, sous le n°015/GCA-COT/2016. D’où vient donc qu’on conclut que Sévérin ADJOVI a perdu, et même perdu définitivement ?

Les dessous de l’agitation médiatique de Atlantique Télécom / ETISALAT.

Les tournures prise par le contentieux qui m’oppose aux usurpateurs expatriés depuis 2006, ont suffisamment exposé leur relent politique, depuis que, s’opposant à l’une des nombreuses décisions judiciaires en ma faveur, le président sorti Boni YAYI a confié aux émiratis et à mon associé KONE DOSSONGUI qu’ils n’avaient pas besoin d’avocat : « Je suis moi-même votre avocat. »

A cette aube du Nouveau Départ, les autorités politiques actuelles du pays, qui ont souffert elles-mêmes, en tant qu’opérateurs économiques de l’injustice des pouvoirs publics, et de spoliation au profit des étrangers ne semblent laisser aucun espoir à la coalition Atlantique Télécom / ETISALAT de brimer à nouveau l’opérateur local. Ce tapage médiatique est donc commandité pour distraire les autorités politique du pays.

Ces autorités qui ont à choisir entre asphyxier les opérateurs économiques nationaux, obstrue l’exécution des décisions de justice, au profit d’intérêts inavoués, et réhabiliter l’Etat de droit. Je leur fait confiance et je prends notre peuple à témoin, et appelle l’opinion nationale à la vigilance, contre toutes les formes d’intoxication politique. »